Le modèle applicable est celui de la convention à laquelle votre destination est partie. La convention de Vienne de 1968 est la plus répandue en Europe et donne un document valable trois ans ; celle de Genève de 1949 reste la seule reconnue par plusieurs États, dont le Japon et les États-Unis, et donne un document valable un an. Certains itinéraires exigent les deux.
- Pour qui
- Conducteurs préparant un séjour hors de leur pays de délivrance
- Document
- Modèle 1949 (un an) ou modèle 1968 (trois ans)
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Le tableau des différences
| Critère | Convention de Genève, 1949 | Convention de Vienne, 1968 |
|---|---|---|
| Durée de validité du document | Un an à compter de la délivrance | Trois ans à compter de la délivrance |
| Plafond absolu | Jamais au-delà de la validité du permis national | Jamais au-delà de la validité du permis national |
| Nombre d’États parties | 102 États parties recensés | 86 États parties recensés |
| Reconnu par le Japon | Oui, seul modèle accepté | Non |
| Reconnu par les États-Unis | Oui | Non ratifiée par les États-Unis |
| Reconnu dans l’Union européenne | Oui dans la plupart des États membres | Oui, modèle de référence |
| Présentation du permis national | Obligatoire | Obligatoire |
| Langues du livret | Cinq langues officielles | Langues nationales plus modèle standardisé |
Nombres d’États parties relevés au Recueil des traités des Nations unies. Une ratification récente peut ne pas encore figurer dans le décompte.
La différence de validité — un an contre trois ans — est la seule qui saute aux yeux, et c’est la moins importante. Ce qui compte est la liste des États parties : un document parfaitement valable trois ans n’a aucun effet dans un pays qui n’a pas ratifié la convention dont il relève.
02Comment savoir lequel demander
- 1 Listez toutes les destinations de l’itinéraireY compris les pays simplement traversés en voiture : un transit routier vous soumet à la règle du pays traversé.
- 2 Relevez la convention de chacuneLe vérificateur affiche la convention applicable dans chaque verdict, avec la référence au Recueil des traités.
- 3 Si toutes relèvent de 1968, demandez le modèle 1968Validité trois ans, couverture européenne large. C’est le cas de la majorité des séjours intra-européens hors Union.
- 4 Si une seule relève exclusivement de 1949, demandez ce modèleUn seul pays à 1949 sur l’itinéraire suffit à imposer ce document. Le Japon en est l’exemple le plus courant.
- 5 Si les deux régimes sont représentés, demandez les deux livretsLa plupart des autorités de délivrance acceptent une demande simultanée. Comptez deux jeux de frais.
Liste non exhaustive : 102 États sont parties à la convention de 1949.
Liste non exhaustive : 86 États sont parties à la convention de 1968.
03Ce que les deux modèles ont en commun
Trois autres règles sont communes. Le document ne peut être délivré qu’au titulaire, sur présentation du permis national original. Il ne peut pas être renouvelé au-delà de la validité du permis qu’il traduit. Et il ne dispense d’aucune obligation locale : ceinture, alcoolémie, équipements obligatoires, péages urbains restent ceux du pays où l’on conduit.
- Réponse
- Non, tant que le document n’est pas expiré et que le permis national qu’il traduit reste valable.
- Condition
- Modèle 1949 : un an. Modèle 1968 : trois ans. Dans les deux cas, jamais au-delà de la validité du permis national.
- Exception
- Un changement d’état civil, de catégorie ou de numéro de permis national rend le document caduc : il doit être refait.
- Vérifié le
- 31 août 2026
Questions fréquentes
Oui. Rien n’interdit de détenir simultanément un livret de 1949 et un livret de 1968, et c’est la solution correcte pour un itinéraire mêlant les deux régimes. Chaque livret suit ses propres règles de validité.
Source : ANTS — fiche procédure PCI · vérifié le 31 août 2026
Non : il est seulement plus long à expirer. La question pertinente n’est pas la qualité du document mais la liste des États qui le reconnaissent. Pour le Japon, le modèle de 1968 est sans effet.
Source : Recueil des traités des Nations unies · vérifié le 31 août 2026
La situation est traitée comme l’absence de document : le permis national étranger est réputé non accompagné de la traduction exigée. La sanction va de l’amende à l’immobilisation du véhicule selon le pays.
Source : Fiches « Entrée et séjour » du ministère, rubrique conduite · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.