Pour un conducteur titulaire d’un permis français, allemand, suisse, monégasque ou taïwanais, le Japon exige une traduction officielle du permis national en japonais, établie par un organisme habilité — le permis de conduire international n’est pas accepté. Pour tous les autres pays de délivrance, un permis de conduire international établi selon le modèle de 1949 est exigé.
- Pour qui
- Conducteurs titulaires d’un permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Jusqu’à douze mois de séjour
- Document
- Traduction officielle en japonais ou livret international de 1949
- Source
- Agence nationale de la police (警察庁)
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Deux régimes distincts selon le pays de délivrance
Le Japon applique deux régimes qui n’ont pas la même base juridique. Le premier repose sur la convention de Genève de 1949, à laquelle le pays est partie : les titulaires d’un permis délivré par un autre État partie présentent un livret international établi selon ce modèle. Le second repose sur des accords bilatéraux conclus avec cinq pays qui ne sont pas parties à cette convention ou dont le permis n’en relève pas : pour ceux-là, une traduction officielle en japonais remplace le livret.
Une traduction officielle du permis national en japonais, établie par un organisme habilité par les autorités japonaises, est exigée et doit être présentée avec le permis national original. Le permis de conduire international, quel que soit son modèle, n’est pas accepté pour ces cinq pays.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Jusqu’à douze mois
- Convention
- Accord bilatéral — hors régime conventionnel
- Pays de délivrance
- France, Allemagne, Suisse, Monaco, Taïwan
Un permis de conduire international établi selon le modèle de la convention de 1949 est exigé, présenté avec le permis national. Le modèle de 1968 est refusé : le Japon n’est pas partie à cette convention.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Jusqu’à douze mois
- Convention
- Genève, 1949 — seul modèle accepté
- Pays de délivrance
- États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie et autres États parties à la convention de 1949
02Tableau de faits : conduire au Japon
| Convention applicable | Genève, 1949 uniquement Recueil des traités des Nations unies |
|---|---|
| Sens de circulation | À gauche |
| Durée de conduite autorisée | 12 mois maximum à compter de l’entrée sur le territoire Agence nationale de la police |
| Âge minimal pour conduire | 18 ans |
| Âge minimal de location | 18 ans, surprime fréquente avant 25 ans |
| Alcoolémie maximale | 0,0 g/l — tolérance nulle, peine de prison possible Loi sur la circulation routière |
| Documents à bord | Permis national, traduction officielle ou livret 1949, passeport |
| Vitesse sur autoroute | 100 km/h, 120 km/h sur certaines sections signalées |
| Validité de la traduction officielle | Un an à compter de sa délivrance |
| Au-delà de douze mois | Conversion du permis étranger (gaimen kirikae) ou examen japonais |
03La règle des douze mois, et le piège de la sortie du territoire
Le droit de conduire au Japon sur un document étranger court douze mois à compter de l’entrée sur le territoire. Ce point paraît simple et produit pourtant l’une des situations les plus mal comprises du sujet : un résident de longue durée qui quitte le Japon puis y revient ne remet pas ce compteur à zéro s’il est resté moins de trois mois à l’étranger. La sortie doit être réelle et durable pour ouvrir une nouvelle période.
Au-delà des douze mois, deux voies existent. La conversion du permis étranger — gaimen kirikae — est ouverte aux titulaires d’un permis délivré par un pays dont le Japon reconnaît la procédure d’examen ; elle suppose de prouver un séjour de trois mois dans le pays de délivrance après l’obtention du permis. À défaut, l’examen japonais complet est requis.
| Durée de séjour | Document valable | Démarche requise |
|---|---|---|
| Moins de 12 mois | Traduction officielle ou livret 1949, avec le permis national | Aucune démarche sur place |
| Au-delà de 12 mois, permis reconnu | Permis japonais après conversion | Gaimen kirikae : dossier, examen de vue, entretien |
| Au-delà de 12 mois, permis non reconnu | Permis japonais après examen | Examen théorique et pratique complets |
| Sortie de moins de 3 mois puis retour | Le compteur des 12 mois n’est pas réinitialisé | Anticiper la conversion avant l’échéance |
04Ce qui surprend les conducteurs européens
La tolérance zéro à l’alcool
Le taux autorisé est de 0,0 g/l et la sanction peut aller jusqu’à une peine de prison. Le passager d’un véhicule dont le conducteur a bu est également passible de sanction, de même que l’établissement qui a servi la boisson.
La conduite à gauche
Le Japon roule à gauche, avec un volant à droite. Les véhicules de location sont équipés en conséquence ; aucune adaptation n’est demandée au conducteur étranger, mais l’assurance peut exclure certains sinistres survenus dans les premières heures de conduite.
Le stationnement
Le stationnement sur voirie est très restreint et sanctionné rapidement. Beaucoup de locations imposent la justification d’une place de stationnement pour les séjours longs.
Les péages autoroutiers
Le réseau est largement payant et les tarifs sont élevés. Les badges de télépéage ETC sont proposés en option par les loueurs et évitent les files aux barrières.
- Réponse
- Non. Pour un permis français, le Japon exige une traduction officielle du permis national en japonais, établie par un organisme habilité.
- Condition
- Séjour de moins de douze mois, permis national en cours de validité présenté avec la traduction.
- Exception
- Les titulaires d’un permis délivré par un État partie à la convention de 1949 — États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie — présentent un livret international de 1949 à la place.
- Vérifié le
- 31 août 2026
- Source
- Agence nationale de la police (警察庁)
Questions fréquentes
Auprès d’un organisme habilité par les autorités japonaises — la fédération automobile japonaise (JAF) ou l’ambassade du pays de délivrance au Japon. Une traduction faite par un traducteur assermenté non habilité est refusée.
Source : Agence nationale de la police (警察庁) · vérifié le 31 août 2026
Oui, et c’est recommandé : la demande peut être adressée depuis l’étranger à l’organisme habilité, avec un délai constaté de deux à quatre semaines. La traduction est valable un an.
Source : JAF — Japan Automobile Federation · vérifié le 31 août 2026
Non. Le régime applicable aux permis français au Japon repose sur un accord bilatéral qui prévoit la traduction officielle, et non sur la convention de 1949. Le modèle du livret est sans incidence.
Source : Agence nationale de la police (警察庁) · vérifié le 31 août 2026
La situation est traitée comme une conduite sans permis : amende élevée, garde à vue possible, interdiction de conduire sur le territoire et information de l’assureur du véhicule de location.
Source : Loi japonaise sur la circulation routière · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.