Oui. La loi thaïlandaise impose au conducteur étranger de circuler avec un permis de conduire international accompagné de son permis national, sauf pour les titulaires d’un permis d’un pays de l’ASEAN, reconnus par accord régional. La Thaïlande, partie à la convention de Genève de 1949 et, depuis 2020, à celle de Vienne de 1968, accepte les livrets établis selon l’un ou l’autre modèle. Le défaut de livret expose à l’amende et, surtout, à la déchéance de l’assurance en cas d’accident.
- Pour qui
- Conducteurs titulaires d’un permis national hors ASEAN
- Durée de séjour
- Séjour touristique
- Document
- Permis national accompagné du livret international, modèle 1949 ou 1968
- Source
- Department of Land Transport (DLT)
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Le statut légal, par pays de délivrance
La loi thaïlandaise sur les véhicules à moteur impose au conducteur étranger un permis de conduire international présenté avec le permis national. Depuis l’adhésion de la Thaïlande à la convention de Vienne en 2020, le livret français — établi selon le modèle de 1968 — comme le livret de 1949 sont acceptés. La catégorie portée sur le livret doit correspondre au véhicule conduit.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Séjour touristique
- Convention
- Genève 1949 et Vienne 1968 — les deux modèles acceptés
- Pays de délivrance
- France et autres États hors ASEAN
Les permis nationaux délivrés par les États membres de l’ASEAN sont reconnus en Thaïlande par accord régional, sans livret international. Cette dispense ne bénéficie qu’aux permis de ces pays — un résident français en Asie du Sud-Est n’en profite pas avec son permis français.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Séjour touristique
- Convention
- Accord de reconnaissance mutuelle de l’ASEAN
- Pays de délivrance
- Pays de l’ASEAN — Malaisie, Singapour, Vietnam, Laos et autres
Pour un séjour long, le permis thaïlandais s’obtient auprès du Department of Land Transport sur présentation du permis national ou du livret international, d’un certificat de résidence et d’un certificat médical. Il dispense ensuite du livret et sert au quotidien, y compris comme pièce d’identité routière.
- Type de permis
- Permis national étranger, quel qu’il soit
- Durée de séjour
- Séjour de longue durée, installation
- Convention
- Sans objet — droit interne thaïlandais
- Pays de délivrance
- Tout pays — au-delà du séjour touristique
02Tableau de faits : conduire en Thaïlande
| Conventions applicables | Genève 1949 ; Vienne 1968 depuis 2020 Recueil des traités des Nations unies |
|---|---|
| Sens de circulation | À gauche |
| Document exigé | Livret international présenté avec le permis national — permis ASEAN dispensés Department of Land Transport (DLT) |
| Âge minimal pour conduire | 18 ans pour la voiture |
| Âge minimal de location | 21 ans chez la plupart des enseignes |
| Alcoolémie maximale | 0,5 g/l — 0,2 g/l pour les permis de moins de cinq ans et les conducteurs de moins de 20 ans Loi thaïlandaise sur la circulation routière |
| Casque à deux-roues | Obligatoire, conducteur et passager — premier motif d’amende des touristes |
| Catégorie moto | Exigée au-delà de 50 cm³ — les scooters courants (110 à 160 cm³) ne relèvent pas du permis B |
| Vitesses maximales | 90 km/h sur route dans le cas général, 120 km/h sur les sections signalées |
| Séjour long | Permis thaïlandais auprès du DLT, sur certificat de résidence et certificat médical |
03Des contrôles réels, surtout à scooter
La Thaïlande est l’un des rares pays de la région où l’obligation de livret international se vérifie sur la route. Les points de contrôle sont routiniers à Phuket, Chiang Mai, Pattaya ou Koh Samui, tenus par la police locale aux carrefours qu’empruntent les touristes à scooter. Le scénario est standardisé : vérification du casque, puis du permis. Sans livret international ou sans catégorie moto, l’amende tombe — quelques centaines de bahts, payables au poste — et se répète au contrôle suivant, car rien n’est régularisé.
L’amende n’est pourtant pas le vrai sujet. Le vrai sujet est l’assurance : conduire un scooter de 125 cm³ avec un simple permis B, c’est conduire sans permis valable pour ce véhicule, et les assurances voyage comme l’assurance du loueur écartent leur garantie dans ce cas. Les accidents de deux-roues sont la première cause de rapatriement sanitaire de Français en Thaïlande ; une hospitalisation et un rapatriement non couverts se chiffrent en dizaines de milliers d’euros. La chaîne complète — permis national avec catégorie A ou A1, livret international la mentionnant, casque — est ce qui maintient la couverture.
Pour la voiture, la situation est plus simple : le permis B français couvre la catégorie, le livret international la traduit, et les loueurs internationaux de Bangkok ou des aéroports le demandent de façon désormais régulière. La conduite à gauche s’apprivoise vite sur le réseau principal, de bonne qualité ; ce sont les deux-roues omniprésents, qui remontent les files et surgissent des sois, qui demandent l’essentiel de l’attention.
04Les erreurs propres à la Thaïlande
Partir sans livret parce que « personne ne contrôle »
Ce raisonnement, valable dans certains pays voisins, ne l’est pas ici : les contrôles ciblant les touristes sont organisés et fréquents dans les zones balnéaires et à Chiang Mai. L’obligation est légale, le contrôle est réel, et l’absence de document se paie à chaque barrage.
Conduire un scooter avec un permis B
Les scooters de location thaïlandais font 110 à 160 cm³ : tous exigent une catégorie moto. Le permis B français n’en couvre aucun, et le livret international n’ajoute pas de catégorie que le permis national n’a pas. Sans catégorie A ou A1, l’assurance est écartée en cas d’accident — c’est l’erreur la plus coûteuse du pays.
Laisser son passeport en caution
Des loueurs de scooters demandent le passeport en garantie. Le remettre expose à des retenues abusives au moindre litige sur une rayure. Une caution en espèces ou une copie du passeport se négocie ; les loueurs sérieux s’en contentent.
Oublier la règle des 0,2 g/l
Le seuil général est de 0,5 g/l, mais il tombe à 0,2 g/l — l’équivalent d’une abstention — pour les conducteurs dont le permis a moins de cinq ans ou qui ont moins de 20 ans. La date de délivrance du permis français fait foi.
- Réponse
- Oui. La loi thaïlandaise impose au conducteur étranger un livret international présenté avec son permis national ; les modèles de 1949 et de 1968 sont tous deux acceptés.
- Condition
- Séjour touristique, permis national en cours de validité, catégorie correspondant au véhicule conduit.
- Exception
- Les titulaires d’un permis d’un pays de l’ASEAN sont dispensés de livret par accord régional.
- Vérifié le
- 31 août 2026
- Source
- Department of Land Transport (DLT)
Questions fréquentes
Oui. Depuis l’adhésion de la Thaïlande à la convention de Vienne en 2020, le livret établi selon le modèle de 1968 — celui que délivre la France — est accepté au même titre que le modèle de 1949. Il se présente toujours avec le permis national.
Source : Department of Land Transport (DLT) · vérifié le 31 août 2026
Non, dès que le scooter dépasse 50 cm³ — ce qui est le cas de tous les modèles de location courants. Il faut une catégorie moto (A ou A1) sur le permis national, reprise sur le livret international. Sans elle, l’amende est acquise et l’assurance écartée en cas d’accident.
Source : Department of Land Transport (DLT) · vérifié le 31 août 2026
Une amende à chaque contrôle, le véhicule pouvant être immobilisé, et surtout la déchéance des garanties d’assurance en cas d’accident — celle du loueur comme celle de l’assurance voyage. Les frais médicaux et le rapatriement restent alors à la charge du conducteur.
Source : Conditions générales des assureurs voyage et des loueurs · vérifié le 31 août 2026
Auprès du Department of Land Transport, sur présentation du permis national ou du livret international, d’un certificat de résidence (délivré par l’immigration ou l’ambassade) et d’un certificat médical. Le permis thaïlandais dispense ensuite du livret international.
Source : Department of Land Transport (DLT) · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.