Oui. Depuis l’entrée en vigueur pour le Vietnam de la convention de Vienne de 1968, le conducteur étranger doit présenter un permis de conduire international conforme à cette convention avec son permis national. Sans livret du modèle 1968, la conduite est illégale — y compris à scooter — et l’assurance est écartée en cas d’accident. La catégorie doit correspondre au véhicule : les scooters de plus de 50 cm³ exigent la catégorie moto, que la plupart des visiteurs n’ont pas.
- Pour qui
- Conducteurs titulaires d’un permis délivré par un État partie à la convention de 1968
- Durée de séjour
- Séjour touristique
- Document
- Permis national accompagné du livret international, modèle 1968 exclusivement
- Source
- Ministère de la Construction du Vietnam — Direction des routes
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Le statut légal, par pays de délivrance
Le livret international établi selon le modèle de 1968 — celui que délivre la France — est reconnu, présenté avec le permis national. La catégorie du véhicule doit figurer sur les deux documents : un permis B couvre la voiture, pas les scooters de plus de 50 cm³, qui exigent la catégorie A1 ou A.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité, avec la catégorie du véhicule conduit
- Durée de séjour
- Séjour touristique
- Convention
- Vienne, 1968 — seul modèle de livret reconnu
- Pays de délivrance
- France et autres États parties à la convention de Vienne de 1968
Le Vietnam n’applique que le modèle de 1968 : un livret international établi selon le modèle de 1949 n’y ouvre aucun droit de conduire. Les visiteurs concernés ne peuvent conduire légalement qu’après conversion de leur permis en permis vietnamien, démarche réservée en pratique aux détenteurs d’un titre de séjour.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Séjour touristique
- Convention
- Genève, 1949 — modèle non admis au Vietnam
- Pays de délivrance
- États-Unis, Japon et autres pays ne délivrant que le livret de 1949
Le résident fait convertir son permis étranger en permis vietnamien auprès des services provinciaux des transports, sur dossier et sans examen pour les catégories équivalentes. La réforme du droit routier entrée en vigueur en 2025 a réorganisé les catégories locales sans changer la règle applicable au visiteur.
- Type de permis
- Permis national étranger, quel qu’il soit
- Durée de séjour
- Titulaires d’un titre de séjour
- Convention
- Sans objet — droit interne vietnamien
- Pays de délivrance
- Tout pays — résidents au Vietnam
02Tableau de faits : conduire au Vietnam
| Convention appliquée | Vienne, 1968 — adhésion effective depuis 2015 ; le modèle de 1949 n’est pas admis Recueil des traités des Nations unies |
|---|---|
| Sens de circulation | À droite |
| Alcoolémie maximale | 0,0 g/l — tolérance nulle pour tous les véhicules, vélo compris Réglementation routière de 2019 sur l’alcool au volant |
| Âge minimal pour conduire | 18 ans |
| Deux-roues | Catégorie moto exigée au-delà de 50 cm³ — les scooters courants font 110 à 160 cm³ |
| Casque | Obligatoire à deux-roues, conducteur et passager |
| Documents à bord | Permis national, livret international modèle 1968, passeport |
| Location de voiture | Presque exclusivement avec chauffeur — formule courante et abordable |
| Vitesses maximales | 120 km/h au plus sur autoroute, 50 à 60 km/h en agglomération |
| Séjour long | Conversion du permis auprès des services provinciaux des transports |
03Le pays du deux-roues — et ce que vaut vraiment votre livret
Le Vietnam se déplace à scooter : des dizaines de millions de deux-roues assurent l’essentiel du trafic, et la tentation de faire comme tout le monde — louer une 110 cm³ à Hanoï, enchaîner la boucle de Hà Giang ou le col de Hải Vân — est au cœur de tous les récits de voyage. C’est précisément là que le droit et la pratique divergent : le livret international du modèle 1968 ne vaut que pour les catégories que porte le permis national. Un permis B français couvre la voiture ; il ne couvre aucun scooter de plus de 50 cm³. Le conducteur sans catégorie A1 est en conduite illégale, contrôle ou pas.
La conséquence n’est pas théorique. Les accidents de deux-roues sont la première cause d’accidents graves de touristes au Vietnam, et l’assurance voyage écarte sa garantie quand le conducteur n’a pas de titre valable pour le véhicule — l’hospitalisation, l’évacuation vers Bangkok ou Singapour et le rapatriement restent alors à sa charge. Pour les itinéraires de montagne, l’alternative locale existe et fonctionne bien : les easy riders, conducteurs professionnels qui emmènent le voyageur en passager, ou la voiture avec chauffeur, qui est de toute façon la seule formule de location automobile réellement pratiquée dans le pays.
Reste une règle que même les conducteurs en règle doivent intégrer : la tolérance zéro sur l’alcool, absolue depuis la réglementation de 2019 — 0,0 g/l pour tous les véhicules, bicyclette comprise, avec des amendes lourdes et des contrôles massifs, notamment le soir. Un verre de bière avant de reprendre un scooter suffit à l’infraction. C’est aujourd’hui la règle routière la plus activement contrôlée du pays.
04Les erreurs propres au Vietnam
Arriver avec un livret du modèle 1949
Un visiteur américain ou japonais muni du livret que délivre son pays n’a aucun droit de conduire au Vietnam : seul le modèle de 1968 y est reconnu. Aucun document acheté en ligne ne contourne cette règle — les « permis internationaux » vendus hors des canaux officiels n’ont de valeur nulle part.
Conduire un scooter avec un permis B
Le livret reprend les catégories du permis national et n’en crée aucune. Sans catégorie A1 ou A, la conduite d’un scooter de plus de 50 cm³ est illégale et l’assurance écartée — c’est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse des visiteurs français.
Boire « un seul verre » avant de conduire
La tolérance est nulle, littéralement : 0,0 g/l, deux-roues et vélos compris. Les contrôles d’alcoolémie nocturnes sont systématiques dans les villes, et les amendes atteignent des montants dissuasifs même à l’échelle d’un budget de voyage.
Croire que la pratique locale protège
Voir des milliers de conducteurs sans casque réglementaire ou chargés à trois sur un scooter ne renseigne pas sur le droit applicable à l’étranger, que la police contrôle plus volontiers et que l’assureur juge sur pièces.
- Réponse
- Oui, s’il est établi selon le modèle de la convention de Vienne de 1968 et présenté avec le permis national. Le modèle de 1949 n’est pas reconnu.
- Condition
- Séjour touristique, permis national en cours de validité, catégorie correspondant au véhicule — catégorie moto au-delà de 50 cm³.
- Exception
- Les visiteurs dont le pays ne délivre que le livret de 1949 — États-Unis, Japon — ne peuvent pas conduire légalement sans conversion locale du permis.
- Vérifié le
- 31 août 2026
- Source
- Ministère de la Construction du Vietnam — Direction des routes
Questions fréquentes
Oui. La France délivre le livret établi selon le modèle de 1968, celui que le Vietnam reconnaît depuis son adhésion à la convention de Vienne. Il se présente avec le permis national, et la catégorie du véhicule doit figurer sur les deux documents.
Source : Ministère de la Construction du Vietnam — Direction des routes · vérifié le 31 août 2026
Non, au-delà de 50 cm³ — soit la quasi-totalité des scooters de location. Il faut la catégorie A1 ou A sur le permis national, reprise sur le livret international. Sans elle, la conduite est illégale et l’assurance voyage écarte sa garantie en cas d’accident.
Source : Ministère de la Construction du Vietnam — Direction des routes · vérifié le 31 août 2026
Non. Ces pays ne délivrent que le livret du modèle de 1949, que le Vietnam n’admet pas. Le visiteur concerné ne peut conduire légalement qu’après conversion de son permis en permis vietnamien, démarche liée en pratique à un titre de séjour.
Source : Ministère de la Construction du Vietnam — Direction des routes · vérifié le 31 août 2026
C’est rare : le marché vietnamien de la location fonctionne presque exclusivement avec chauffeur, formule abordable et adaptée à l’état du trafic. Les quelques offres en conduite propre exigent le livret du modèle 1968 et restent limitées aux grandes villes.
Source : Conditions générales des loueurs locaux · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.