La Chine continentale ne reconnaît aucun permis étranger ni aucun permis de conduire international : conduire y exige un permis chinois. Pour un court séjour, un permis provisoire peut être délivré sur la base du permis étranger, avec traduction certifiée et contrôle médical sommaire, dans certains points d’entrée — grands aéroports, île de Hainan — selon des modalités qui varient d’une province à l’autre. Sans ce document, la location classique est impossible ; les plateformes proposent des voitures avec chauffeur.
- Pour qui
- Tout titulaire d’un permis étranger, quel que soit le pays de délivrance
- Durée de séjour
- Toute durée de séjour
- Document
- Permis chinois — provisoire pour un court séjour
- Source
- Bureau de la gestion de la circulation — ministère de la Sécurité publique
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Le statut légal : un refus, une porte étroite, deux exceptions territoriales
La loi chinoise réserve la conduite aux titulaires d’un permis délivré par les autorités chinoises. Le permis étranger n’y est pas reconnu et le permis de conduire international n’y a aucune existence juridique : le présenter à un contrôle revient à ne rien présenter. La conduite sans permis chinois est traitée comme une conduite sans permis.
- Type de permis
- Permis national et permis de conduire international, tous modèles
- Durée de séjour
- Toute durée de séjour
- Convention
- Aucune — la Chine n’est partie ni à Genève 1949 ni à Vienne 1968
- Pays de délivrance
- Tous pays de délivrance, France comprise
Un permis de conduire provisoire peut être délivré au visiteur sur présentation du permis étranger, de sa traduction certifiée et après un contrôle médical sommaire, dans certains points d’entrée : grands aéroports internationaux, île de Hainan, bureaux désignés de grandes villes. Le dispositif a été élargi pour le tourisme, mais les conditions — lieux, durée, catégories — varient selon les provinces : vérifiez le point de délivrance avant le départ.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité, avec traduction certifiée en chinois
- Durée de séjour
- Alignée sur le séjour autorisé, généralement trois mois au plus
- Convention
- Sans objet — procédure administrative chinoise
- Pays de délivrance
- Tous pays — demande d’un permis provisoire pour court séjour
Hong Kong et Macao ne relèvent pas du régime continental : ces territoires appliquent leurs propres règles, nettement plus ouvertes aux permis étrangers et au livret international — et l’on y conduit à gauche, non à droite. Les conditions exactes dépendent du pays de délivrance : vérifiez-les auprès de l’autorité du territoire concerné avant de louer.
- Type de permis
- Permis national, livret international selon le territoire
- Durée de séjour
- Séjour de visiteur
- Convention
- Régimes propres à chaque territoire
- Pays de délivrance
- Tous pays — conduite à Hong Kong ou à Macao
02Tableau de faits : conduire en Chine
| Convention applicable | Aucune — ni Genève 1949 ni Vienne 1968 Recueil des traités des Nations unies |
|---|---|
| Sens de circulation | À droite sur le continent ; à gauche à Hong Kong et Macao |
| Permis étranger et livret international | Sans effet en Chine continentale Loi sur la sécurité de la circulation routière |
| Permis provisoire | Délivré sur permis étranger, traduction certifiée et contrôle médical, à certains points d’entrée |
| Alcoolémie maximale | 0,2 g/l ; au-delà de 0,8 g/l, l’infraction devient pénale Loi sur la sécurité de la circulation routière |
| Âge minimal pour conduire | 18 ans |
| Vitesse sur autoroute | 120 km/h |
| Conduite sans permis chinois | Amende lourde, détention administrative possible |
| Alternative courante | Voiture avec chauffeur via les plateformes locales |
| Résident | Conversion du permis après examen théorique chinois |
03Le permis provisoire, unique porte d’entrée vers le volant
Le permis provisoire n’est pas une légende de forum : le dispositif existe, il a même été assoupli pour relancer le tourisme, et l’île de Hainan en a fait un argument d’accueil. Le principe est constant — le visiteur présente son permis étranger, une traduction certifiée en chinois et se soumet à un contrôle médical sommaire (vue, essentiellement) ; l’administration délivre un titre provisoire dont la durée s’aligne sur le séjour autorisé. Tout le reste varie : les points de délivrance, les catégories ouvertes, les pièces exactes et les délais dépendent de la province, voire du poste.
En pratique, la démarche n’a de sens que pour un itinéraire précis — un autotour à Hainan, une traversée du Xinjiang ou du Yunnan organisée avec une agence qui prépare le dossier. Pour un séjour urbain, elle ne vaut pas l’effort : les métropoles chinoises combinent restrictions de plaques, stationnement introuvable et plateformes de VTC omniprésentes et bon marché. La voiture avec chauffeur, à la journée ou à la course, est l’option que choisissent la quasi-totalité des visiteurs, y compris les habitués du pays.
04Les erreurs propres à la Chine
Arriver avec un livret international en croyant pouvoir conduire
Le permis de conduire international n’a aucune existence juridique en Chine continentale, quel que soit son modèle. Il ne sert ni au contrôle, ni à la location, ni comme pièce du dossier de permis provisoire — c’est la traduction certifiée en chinois qui y est demandée.
Réserver une voiture de location depuis l’étranger
Les agences chinoises ne remettent un véhicule qu’au titulaire d’un permis chinois, définitif ou provisoire. Une réservation en ligne faite depuis la France aboutit à un comptoir qui refuse — légitimement — de livrer la voiture.
Confondre le continent, Hong Kong et Macao
Les deux régions administratives spéciales ont leurs propres règles, plus ouvertes, et l’on y conduit à gauche. Un droit de conduire à Hong Kong ne vaut rien à Shenzhen, à quelques minutes de métro : le passage de la frontière intérieure change entièrement le régime applicable.
Sous-estimer la sanction
La conduite sans permis chinois n’est pas une contravention anodine : la loi prévoit une amende substantielle et une détention administrative possible. Sur un véhicule impliqué dans un accident, l’absence de permis reconnu écarte en outre toute couverture d’assurance.
- Réponse
- Non. La Chine continentale n’est partie à aucune convention routière et ne reconnaît ni les permis étrangers ni le livret international : un permis chinois est requis.
- Condition
- Toute conduite sur le territoire continental, quelle que soit la durée du séjour.
- Exception
- Un permis provisoire peut être délivré au visiteur à certains points d’entrée — grands aéroports, Hainan — sur permis étranger, traduction certifiée et contrôle médical.
- Vérifié le
- 31 août 2026
- Source
- Bureau de la gestion de la circulation — ministère de la Sécurité publique
Questions fréquentes
Non. Les agences ne remettent un véhicule qu’au titulaire d’un permis chinois, définitif ou provisoire. Sans lui, les plateformes proposent des formules avec chauffeur, courantes et abordables.
Source : Loi sur la sécurité de la circulation routière · vérifié le 31 août 2026
Aux points de délivrance désignés — grands aéroports internationaux, île de Hainan, bureaux de certaines métropoles — sur présentation du permis étranger, d’une traduction certifiée en chinois et après un contrôle médical sommaire. Les modalités varient selon les provinces : vérifiez le point d’entrée prévu avant le départ.
Source : Bureau de la gestion de la circulation — ministère de la Sécurité publique · vérifié le 31 août 2026
Ces territoires appliquent des régimes propres, distincts du continent et plus ouverts aux permis étrangers ; on y conduit à gauche. Les conditions dépendent du pays de délivrance et se vérifient auprès du Transport Department de Hong Kong ou de la DSAT de Macao.
Source : Transport Department de Hong Kong ; DSAT de Macao · vérifié le 31 août 2026
Par la conversion du permis étranger en permis chinois, qui passe par un examen théorique — disponible en plusieurs langues dans les grandes villes — auprès des services de gestion des véhicules du lieu de résidence.
Source : Bureau de la gestion de la circulation — ministère de la Sécurité publique · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.