Le Népal n’est partie à aucune des deux conventions routières internationales : aucun texte n’y impose ni n’y reconnaît formellement le permis de conduire international. En pratique, le Department of Transport Management tolère le conducteur de passage muni de son permis national pour une courte durée — une quinzaine de jours est la référence la plus citée — et le livret international est fortement conseillé : loueurs et police s’en satisfont bien plus volontiers que d’un permis français sans traduction.
- Pour qui
- Conducteurs de passage, notamment à moto
- Durée de séjour
- Courte durée — une quinzaine de jours en pratique
- Document
- Permis national + livret international conseillé
- Source
- Department of Transport Management (DoTM)
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Une reconnaissance de pratique, pas de traité
Contrairement à une idée répandue — et à ce qu’affirment certains sites de location —, aucune convention internationale ne couvre la conduite au Népal. La situation du conducteur étranger y relève entièrement de la pratique administrative : ce que le Department of Transport Management et la police de la circulation acceptent de fait, pour une durée limitée. C’est une différence de nature avec l’Inde voisine, où le livret de 1949 a une base conventionnelle.
Le conducteur de passage est toléré avec son permis national pour une courte durée. Le permis de conduire international est fortement conseillé : il n’ajoute aucun droit conventionnel, mais il traduit le permis en anglais et lève l’ambiguïté aux contrôles comme au comptoir des loueurs, qui le demandent de plus en plus souvent.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité, catégorie correspondant au véhicule
- Durée de séjour
- Courte durée — une quinzaine de jours selon la pratique constatée
- Convention
- Aucune — le Népal n’est partie ni à Genève 1949 ni à Vienne 1968
- Pays de délivrance
- France et la plupart des pays de délivrance
Au-delà de la tolérance de courte durée, la conduite suppose un permis népalais, délivré par le Department of Transport Management selon sa procédure propre. La durée exacte de la tolérance n’est pas fixée par un texte accessible et constant : faites-la confirmer par le loueur ou les autorités locales si votre séjour dépasse deux semaines.
- Type de permis
- Permis népalais requis
- Durée de séjour
- Séjour prolongé ou résidence
- Convention
- Aucune
- Pays de délivrance
- Tous pays — séjour au-delà de la tolérance
02Tableau de faits : conduire au Népal
| Convention applicable | Aucune — ni Genève 1949 ni Vienne 1968 Recueil des traités des Nations unies |
|---|---|
| Sens de circulation | À gauche |
| Tolérance du permis étranger | Courte durée — une quinzaine de jours en pratique Department of Transport Management |
| Alcoolémie maximale | 0,0 g/l — tolérance nulle, contrôles systématiques le soir à Katmandou Police de la circulation de la vallée de Katmandou |
| Âge minimal pour conduire | 18 ans pour une voiture comme pour une moto |
| Casque à deux-roues | Obligatoire pour le conducteur, contrôlé en ville |
| État des routes | Réseau de montagne, chaussées dégradées, glissements de terrain en mousson (juin–septembre) |
| Location | Motos et scooters à Katmandou et Pokhara ; catégorie moto vérifiée |
| Conduite de nuit | Fortement déconseillée — éclairage rare, bus de nuit sur les axes |
| Séjour prolongé | Permis népalais auprès du Department of Transport Management |
03La moto, vrai sujet du permis au Népal
Au Népal, la question du permis se pose rarement pour une voiture — la location en libre conduite y est marginale, la voiture avec chauffeur étant la norme pour les liaisons comme pour les circuits. Elle se pose presque toujours pour un deux-roues : scooters de ville à Katmandou et Pokhara, Royal Enfield pour la route de Mustang ou les boucles de l’Annapurna. Or c’est précisément là que les papiers sont les plus regardés : les loueurs sérieux photographient le permis et le livret, et la police de la circulation contrôle la catégorie moto.
Le risque n’est pas d’abord l’amende, mais l’assurance et le rapatriement. Les routes de montagne népalaises — étroites, sans rambarde, coupées par la mousson — placent les accidents de deux-roues parmi les premières causes d’évacuation sanitaire de visiteurs. Un conducteur sans catégorie moto sur son permis est en défaut au regard de son propre assureur : la garantie du contrat d’assistance peut être écartée précisément au moment où elle coûte le plus cher. La catégorie A ou A2 portée sur le permis, et reprise dans le livret international, n’est pas une formalité ici.
04Les erreurs propres au Népal
Croire que le livret international y est « valable » de plein droit
Aucune convention ne s’applique au Népal : le livret n’y crée aucun droit, il rend votre permis lisible. La nuance compte — c’est la pratique du DoTM qui vous autorise à conduire, pour une durée courte, et elle peut varier d’un poste de contrôle à l’autre.
Louer une Enfield avec un permis B
Les agences de Katmandou et Pokhara louent des 350 cm³ sans toujours vérifier la catégorie. Le contrat est signé, mais le conducteur sans catégorie moto est en défaut au contrôle et, surtout, face à son assureur en cas d’accident de montagne.
Planifier comme sur une carte européenne
Deux cents kilomètres népalais représentent une journée entière : chaussées défoncées, cols, convois de camions, mousson. Les temps de parcours des applications de navigation sont systématiquement optimistes ; la conduite de nuit ajoute des bus lancés sur des routes sans éclairage.
Boire un verre avant de reprendre le scooter
La tolérance alcool est nulle et les contrôles du soir, à Katmandou notamment, sont systématiques et sans négociation : un verre suffit pour une amende immédiate et l’immobilisation du véhicule.
- Réponse
- Aucun texte conventionnel ne l’impose — le Népal n’est partie à aucune convention routière — mais il est fortement conseillé : la tolérance locale repose sur la lisibilité du permis.
- Condition
- Conducteur de passage, courte durée — une quinzaine de jours selon la pratique constatée —, catégorie correspondant au véhicule.
- Exception
- Au-delà de cette tolérance, un permis népalais délivré par le Department of Transport Management est requis.
- Vérifié le
- 31 août 2026
- Source
- Department of Transport Management (DoTM)
Questions fréquentes
Pour quelques jours, la pratique le tolère, mais un permis rédigé en français est illisible pour un loueur ou un policier népalais : le livret international ou une traduction en anglais évite la discussion au bord de la route.
Source : Department of Transport Management (DoTM) · vérifié le 31 août 2026
La catégorie moto (A ou A2) est nécessaire au-delà de 50 cm³, ce qui couvre la quasi-totalité des scooters et motos loués sur place. Elle est vérifiée par les loueurs sérieux et contrôlée par la police de la circulation.
Source : Police de la circulation de la vallée de Katmandou · vérifié le 31 août 2026
La référence la plus souvent citée est une quinzaine de jours, mais aucune source accessible et constante ne fixe cette durée : au-delà de deux semaines de conduite, faites confirmer la règle sur place ou passez par un permis népalais.
Source : Department of Transport Management (DoTM) · vérifié le 31 août 2026
Non, jamais. Le livret ne fait que traduire le permis existant : il reprend les catégories qui y figurent et n’en ajoute aucune. Sans catégorie moto sur le permis national, il n’y en a pas non plus dans le livret.
Source : Convention de Genève de 1949, modèle de permis international · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.