La Corée du Sud n’admet pas le permis étranger seul : le visiteur conduit avec un permis de conduire international conforme au modèle de la convention de Genève de 1949, accompagné de son permis national et de son passeport, pour une durée d’un an à compter de l’entrée sur le territoire. Les loueurs vérifient le livret sans exception et refusent le dossier sans lui. Pour un résident, un accord bilatéral permet l’échange du permis français sans examen.
- Pour qui
- Conducteurs titulaires d’un permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Un an à compter de l’entrée sur le territoire
- Document
- Permis national + livret international modèle 1949 + passeport
- Source
- Agence nationale de police coréenne et KoROAD
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Le statut légal, par pays de délivrance
La loi coréenne sur la circulation routière admet le conducteur étranger muni d’un permis de conduire international conforme au modèle de 1949, présenté avec le permis national et le passeport. Les trois documents forment un tout : le livret seul est sans valeur, le permis seul n’est pas admis, et le passeport sert à vérifier la date d’entrée qui fait courir le délai d’un an.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Un an à compter de l’entrée sur le territoire
- Convention
- Genève, 1949 — seule convention ratifiée par la Corée
- Pays de délivrance
- France, Royaume-Uni, États-Unis et autres États parties à la convention de Genève de 1949
Un livret établi selon le seul modèle de 1968 n’a pas de base conventionnelle en Corée du Sud, qui a signé la convention de Vienne sans la ratifier. Les titulaires d’un permis d’un pays non partie à la convention de 1949 doivent vérifier leur situation avant le départ auprès de l’ambassade de Corée ou de KoROAD, ou passer par l’échange local du permis.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Séjour temporaire
- Convention
- Vienne, 1968 — non ratifiée par la Corée
- Pays de délivrance
- États non parties à la convention de 1949
02Tableau de faits : conduire en Corée du Sud
| Convention applicable | Genève, 1949 uniquement Recueil des traités des Nations unies |
|---|---|
| Sens de circulation | À droite |
| Durée de conduite autorisée | Un an à compter de l’entrée sur le territoire Loi coréenne sur la circulation routière |
| Alcoolémie maximale | 0,3 g/l depuis la révision de 2019 — un verre suffit à la dépasser Loi coréenne sur la circulation routière |
| Âge minimal pour conduire | 18 ans ; location le plus souvent à partir de 21 ans avec un an de permis |
| Vidéoverbalisation | Caméras fixes et mobiles généralisées, amendes transmises au loueur |
| Zones scolaires | 30 km/h, sanctions fortement aggravées en cas d’accident |
| Vitesse sur autoroute | 100 à 110 km/h selon les sections |
| Documents à bord | Permis national, livret international, passeport |
| Résident | Échange franco-coréen du permis sans examen, sur accord bilatéral |
03Jeju, et un contrôle qui a réellement lieu
Beaucoup de pays exigent le livret international sur le papier et ne le contrôlent presque jamais. La Corée du Sud fait l’inverse de cette réputation : le contrôle a lieu, d’abord au comptoir. L’île de Jeju — accessible en une heure de vol de Séoul, sans train ni vrai réseau de bus interurbain — vit de la location de voitures, et ses agences appliquent la règle à la lettre : sans livret du modèle de 1949, le dossier est refusé, la réservation prépayée perdue. Les récits de voyageurs recalés au comptoir de l’aéroport de Jeju sont nombreux et concordants.
Sur la route, le contrôle est surtout électronique. Le réseau coréen est excellent mais saturé de caméras — vitesse, feux, voies réservées — et les amendes suivent le véhicule : le loueur les reçoit, les refacture et ajoute des frais de dossier. Deux points méritent une attention particulière : l’alcoolémie, abaissée à 0,3 g/l en 2019 et recherchée par barrages nocturnes, et les zones de protection des enfants, limitées à 30 km/h, où un accident expose à des sanctions pénales fortement aggravées. Le télépéage Hi-pass équipe la plupart des voitures de location ; vérifiez à la prise du véhicule comment il est facturé.
04Les erreurs propres à la Corée du Sud
Compter sur le comptoir pour arranger l’absence de livret
Les loueurs coréens n’ont aucune marge : la vérification du livret international est une condition de remise du véhicule, pas une formalité commerciale. Le refus est systématique, et l’acompte de réservation n’est généralement pas remboursé.
Boire un verre en comptant rester sous le seuil
À 0,3 g/l, un seul verre de soju ou de bière suffit souvent à dépasser la limite. Les barrages nocturnes avec éthylotest systématique sont une routine policière à Séoul comme à Busan, et les sanctions montent très vite, jusqu’au pénal.
Traverser une zone scolaire comme une rue ordinaire
Les zones de protection des enfants sont signalées, limitées à 30 km/h et surveillées par caméra. La loi y aggrave lourdement les sanctions en cas d’accident : c’est le point du droit routier coréen le plus sévèrement appliqué.
Laisser courir le délai d’un an
Le droit de conduire sur livret expire un an après l’entrée sur le territoire. Le résident qui s’installe a intérêt à engager l’échange franco-coréen du permis — sans examen, sur accord bilatéral — avant cette échéance, la démarche prenant plusieurs semaines.
- Réponse
- Oui. Un livret conforme au modèle de la convention de Genève de 1949 est exigé, présenté avec le permis national et le passeport.
- Condition
- Séjour d’un an au plus à compter de l’entrée sur le territoire, permis national en cours de validité.
- Exception
- Le résident peut échanger un permis français contre un permis coréen sans examen, au titre d’un accord bilatéral.
- Vérifié le
- 31 août 2026
- Source
- Agence nationale de police coréenne et KoROAD
Questions fréquentes
Non. Les loueurs — à Jeju comme sur le continent — vérifient le livret du modèle de 1949 au comptoir et refusent le dossier sans lui, y compris pour une réservation prépayée.
Source : Conditions générales des loueurs coréens · vérifié le 31 août 2026
Un an à compter de l’entrée sur le territoire, dans la limite de la validité du livret lui-même. Au-delà, il faut un permis coréen, obtenu par échange ou par examen.
Source : Loi coréenne sur la circulation routière · vérifié le 31 août 2026
Un accord bilatéral entre la France et la Corée permet d’échanger le permis français contre un permis coréen sans examen, une fois la résidence établie. La démarche relève des services de police et demande des pièces traduites ; le permis français est conservé par l’administration pendant la durée de validité du titre coréen.
Source : Agence nationale de police coréenne · vérifié le 31 août 2026
La Corée n’a ratifié que la convention de Genève de 1949 : c’est le livret conforme à ce modèle qui a une base conventionnelle sur son territoire. En cas de doute sur le modèle de votre livret, vérifiez-le avant le départ plutôt qu’au comptoir.
Source : Recueil des traités des Nations unies · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.