Le permis de conduire international n’est pas nécessaire à Cuba. Le pays est partie aux conventions de Genève de 1949 et de Vienne de 1968 : le permis français en cours de validité y est reconnu pour un séjour touristique, présenté avec le passeport. Les agences de location — toutes rattachées à des structures d’État — louent sur permis national, passeport et caution, sans livret international.
- Pour qui
- Conducteurs titulaires d’un permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Séjour touristique
- Document
- Permis français + passeport
- Source
- Ministerio del Transporte (MITRANS)
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Le statut légal : le cas simple des deux conventions
Cuba fait partie du petit groupe d’États liés à la fois par la convention de Genève de 1949 et par celle de Vienne de 1968. Pour le conducteur étranger, cette double appartenance supprime le débat sur le « bon modèle » de livret : le permis national d’un État partie à l’une ou l’autre convention y est reconnu pour un séjour temporaire, et le livret international, quel que soit son modèle, n’est pas exigé. La question documentaire, réglée sur le papier, cède la place aux questions pratiques — qui, elles, méritent toute votre attention.
Le permis national est reconnu pour un séjour touristique, présenté avec le passeport. Les agences de location d’État louent sur cette seule base, avec une caution ; ni la police de la circulation ni les loueurs n’exigent le livret international.
- Type de permis
- Permis de catégorie B en cours de validité
- Durée de séjour
- Séjour touristique
- Convention
- Genève 1949 et Vienne 1968 — Cuba est partie aux deux
- Pays de délivrance
- France et autres États parties aux conventions de 1949 ou de 1968
La reconnaissance conventionnelle couvre le séjour temporaire ; une résidence de longue durée appelle l’échange du permis étranger contre un permis cubain, selon la procédure fixée par le MITRANS. Le livret international ne prolonge pas le régime touristique.
- Type de permis
- Permis national étranger
- Durée de séjour
- Au-delà du séjour touristique
- Convention
- Régime interne cubain
- Pays de délivrance
- Tous pays — résidence de longue durée
02Tableau de faits : conduire à Cuba
| Convention applicable | Genève 1949 et Vienne 1968 Recueil des traités des Nations unies |
|---|---|
| Sens de circulation | À droite |
| Âge minimal pour conduire | 18 ans |
| Âge minimal de location | 21 ans auprès des agences d’État |
| Alcoolémie | Tolérance très faible — s’abstenir de conduire après avoir bu |
| Documents à bord | Permis national, passeport, contrat de location |
| Vitesse maximale | 100 km/h sur autoroute, 90 km/h sur route, 50 km/h en ville |
| Location | Agences d’État uniquement — Havanautos, Cubacar, Rex, Vía |
| Carburant | Pénuries récurrentes, stations rares hors des villes — bidon et planification nécessaires |
| Nuit | Circulation nocturne fortement déconseillée : chaussées dégradées, véhicules et attelages non éclairés |
03Louer à Cuba : quand le loueur est l’État
Il n’existe pas de marché privé de la location à Cuba : Havanautos, Cubacar, Rex ou Vía sont les enseignes de structures d’État, avec un parc limité, des tarifs élevés et une demande qui dépasse l’offre en haute saison. On réserve longtemps à l’avance, on confirme, et l’on garde une copie de chaque échange : la voiture promise n’est pas toujours la voiture livrée, et le point de retrait peut changer. La caution et l’assurance se règlent sur place — avec une contrainte propre au pays : l’embargo américain rend inutilisables les cartes bancaires émises aux États-Unis, ce qui piège aussi certains voyageurs munis de cartes de filiales américaines.
L’état des lieux de départ est le moment décisif de la location cubaine. Faites consigner par écrit chaque rayure, l’état des pneus — roue de secours comprise — et le niveau de carburant : les litiges de restitution se règlent au contrat, pas à la discussion. Sur la route, le danger n’est pas la circulation, clairsemée, mais la chaussée elle-même : nids-de-poule sur l’Autopista Nacional, voies traversées par les attelages, cyclistes sans éclairage, signalisation rare. Les distances se calculent en heures, pas en kilomètres, et l’arrivée avant la nuit est une règle de sécurité, pas une préférence.
En cas d’accident, la procédure est stricte et sans raccourci : ne déplacez pas le véhicule, appelez la police et obtenez le constat — sans lui, l’assurance du loueur ne joue pas et les dommages vous sont facturés. Un accident corporel change d’échelle : une instruction s’ouvre, et le conducteur impliqué peut se voir interdire de quitter le territoire le temps de l’enquête, ce que le ministère français des Affaires étrangères signale dans ses conseils aux voyageurs. C’est la vraie raison de conduire à Cuba avec une marge de prudence supérieure à celle du permis.
04Les erreurs propres à Cuba
Compter sur une carte bancaire américaine
Cartes émises aux États-Unis et services financiers américains sont inopérants à Cuba en raison de l’embargo. Prévoyez une carte européenne et des espèces : caution, carburant et imprévus se règlent parfois uniquement en liquide.
Prendre la route de nuit
Chaussées dégradées, absence d’éclairage, attelages et cyclistes invisibles : la nuit cubaine concentre l’essentiel du risque routier. Calez vos étapes sur la lumière du jour, avec de la marge.
Repartir sans constat après un accrochage
Sans constat de police, l’assurance du loueur d’État ne couvre rien et le dommage est retenu sur la caution ou facturé. Même pour une rayure de parking, l’appel à la police est le passage obligé.
Négliger le carburant et les pièces
Les pénuries de carburant sont récurrentes et les stations, rares hors des villes, ne sont pas toujours approvisionnées. Faites le plein à chaque occasion ; en cas de crevaison, sachez que le dépannage peut être long — vérifiez la roue de secours au départ.
Prendre des auto-stoppeurs par habitude
L’auto-stop est un mode de transport organisé pour les Cubains, mais un conducteur étranger en véhicule de location engage sa responsabilité contractuelle et d’assurance. Le contrat du loueur l’exclut généralement : vérifiez avant d’ouvrir la portière.
- Réponse
- Non. Cuba est partie aux conventions de 1949 et de 1968 : le permis national en cours de validité est reconnu pour un séjour touristique, présenté avec le passeport.
- Condition
- Séjour touristique ; location auprès des agences d’État sur permis, passeport et caution.
- Exception
- Une résidence de longue durée appelle l’échange contre un permis cubain auprès du MITRANS.
- Vérifié le
- 31 août 2026
- Source
- Ministerio del Transporte (MITRANS)
Questions fréquentes
Oui. Les agences d’État — Havanautos, Cubacar, Rex, Vía — louent sur présentation du permis français, du passeport et d’une caution. Le livret international n’est pas demandé ; le pays étant partie aux deux conventions routières, il n’ajouterait rien.
Source : Ministerio del Transporte (MITRANS) · vérifié le 31 août 2026
Ne déplacez pas le véhicule et faites établir un constat de police : il conditionne l’assurance du loueur. En cas d’accident corporel, une enquête s’ouvre et le conducteur impliqué peut être retenu sur le territoire jusqu’à son terme — le ministère français des Affaires étrangères le signale expressément.
Source : Conseils aux voyageurs du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères · vérifié le 31 août 2026
Non : l’embargo rend inutilisables à Cuba les cartes émises aux États-Unis, y compris certaines cartes de filiales américaines de banques internationales. Prévoyez une carte européenne et des espèces en réserve.
Source : Pratique des agences de location d’État cubaines · vérifié le 31 août 2026
Rien sur le plan documentaire : la double appartenance de Cuba aux conventions de 1949 et de 1968 fait reconnaître le permis national seul. Il ne devient utile que si votre itinéraire continue vers un pays qui l’exige ou le recommande.
Source : Recueil des traités des Nations unies · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.