Le permis de conduire international n’est pas nécessaire en Géorgie : le pays est partie aux conventions de Genève de 1949 et de Vienne de 1968, et le permis français est reconnu seul pour toute la durée du séjour touristique. La location de voiture — citadine ou 4x4 pour la Touchétie et la Svanétie — se fait sur présentation du permis et du passeport. Une installation durable impose l’échange du permis auprès de la Service Agency du ministère de l’Intérieur.
- Pour qui
- Conducteurs titulaires d’un permis français en cours de validité
- Durée de séjour
- Toute la durée du séjour touristique
- Document
- Permis français, seul
- Source
- Service Agency — ministère de l’Intérieur géorgien
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Le statut légal, par situation
Le permis national est reconnu seul : aucun permis de conduire international, aucune traduction ne sont exigés, ni par la police ni par les loueurs. L’appartenance de la Géorgie aux deux conventions couvre la quasi-totalité des permis du monde — c’est l’un des régimes les plus simples de la région.
- Type de permis
- Permis de catégorie B en cours de validité
- Durée de séjour
- Toute la durée du séjour touristique
- Convention
- Genève 1949 et Vienne 1968 — la Géorgie est partie aux deux
- Pays de délivrance
- France et autres États parties à l’une des deux conventions routières
Le livret international ne sert à rien en Géorgie même, mais un itinéraire qui se poursuit vers des pays plus formalistes peut le justifier : la règle à vérifier est alors celle de chaque pays traversé, ainsi que l’autorisation écrite du loueur pour franchir la frontière avec le véhicule.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Selon les pays traversés
- Convention
- Variable selon la destination
- Pays de délivrance
- Itinéraires régionaux au départ de la Géorgie
Le résident échange son permis auprès de la Service Agency du ministère de l’Intérieur. Le permis de conduire international, document de voyage temporaire, ne joue aucun rôle dans cette procédure et ne prolonge pas la reconnaissance du permis étranger.
- Type de permis
- Permis étranger, avec ou sans livret international
- Durée de séjour
- Au-delà du statut de visiteur
- Convention
- Sans objet — règle nationale
- Pays de délivrance
- Tous pays — installation durable en Géorgie
02Tableau de faits : conduire en Géorgie
| Conventions applicables | Genève 1949 et Vienne 1968 Recueil des traités des Nations unies |
|---|---|
| Sens de circulation | À droite |
| Autorité compétente | Service Agency, ministère de l’Intérieur géorgien |
| Alcool au volant | Seuil bas et contrôles réels : l’abstention est la seule règle sûre pour un conducteur étranger |
| Contrôle de la vitesse | Radars et caméras multipliés ces dernières années, amendes notifiées électroniquement |
| Vitesse maximale | 110 km/h sur les sections autoroutières, 90 km/h hors agglomération, moins en montagne |
| Âge minimal de location | 21 ans chez la plupart des loueurs, avec ancienneté de permis souvent demandée |
| Routes de montagne | Cols fermés ou en chaînes l’hiver — Svanétie, Touchétie, route militaire vers Kazbegi |
| Dangers récurrents | Bétail sur la chaussée, dépassements optimistes, camions lents sur la route militaire |
| Documents à bord | Permis national, passeport, contrat de location |
03Un droit simple, une route qui ne l’est pas
La Géorgie inverse la difficulté habituelle de ce site : le droit y est limpide, la route exigeante. Le style de conduite local — dépassements engagés à vue réduite, distances de sécurité théoriques, klaxon permanent à Tbilissi — surprend les conducteurs européens les premiers jours. Hors des villes, le danger le plus constant est le bétail : vaches et cochons occupent la chaussée dans les vallées, de jour comme de nuit, et l’animal percuté engage la responsabilité du conducteur. La nuit hors agglomération se déconseille d’elle-même.
La montagne structure les itinéraires. La route militaire géorgienne vers Kazbegi et la frontière russe se partage avec un trafic dense de camions et ferme par épisodes l’hiver ; la Svanétie et surtout la Touchétie — la route d’Omalo, non revêtue, comptée parmi les plus délicates du Caucase — relèvent du 4x4, loué avec ou sans chauffeur. Les loueurs géorgiens sont habitués à ces programmes et le disent clairement : le choix du véhicule et la saison comptent plus que tous les documents du monde.
Reste le périmètre. L’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, régions séparatistes hors du contrôle de Tbilissi, sont exclues des contrats de location et des couvertures d’assurance, et leur accès depuis le territoire géorgien est fermé ou pénalement risqué selon les points de passage. Un itinéraire géorgien s’arrête à ces lignes. Vers l’Arménie en revanche, le passage avec une voiture de location est souvent possible — avec l’autorisation écrite du loueur et l’assurance du pays d’entrée, à demander à la réservation.
04Les erreurs propres à la Géorgie
Acheter un permis international « pour être tranquille »
En Géorgie, il n’ajoute rien : le permis français est reconnu seul par les deux conventions dont le pays est partie. Le livret ne se justifie que si l’itinéraire se poursuit vers des pays qui l’exigent.
Partir en Touchétie avec une citadine
La route d’Omalo est une piste de montagne, ouverte quelques mois par an. Elle se fait en 4x4, avec de l’expérience ou un chauffeur local — et en vérifiant que le contrat de location couvre les routes non revêtues.
Sous-estimer le bétail et la nuit
L’animal sur la chaussée est la constante des routes géorgiennes. De nuit, sans éclairage public et avec des véhicules parfois non éclairés, le risque devient réel : les étapes se calent sur le jour.
Approcher les lignes d’Abkhazie ou d’Ossétie du Sud
Hors contrat, hors assurance, et pénalement risqué selon les points de passage. Ces régions ne font partie d’aucun itinéraire en voiture de location.
- Réponse
- Non : le permis français est reconnu seul pour toute la durée du séjour touristique, la Géorgie étant partie aux conventions de Genève de 1949 et de Vienne de 1968.
- Condition
- Séjour touristique, permis de catégorie B en cours de validité, présenté avec le passeport à la location.
- Exception
- Une installation durable impose l’échange du permis auprès de la Service Agency ; l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud sont hors périmètre de circulation.
- Vérifié le
- 31 août 2026
- Source
- Service Agency — ministère de l’Intérieur géorgien
Questions fréquentes
Oui, permis et passeport suffisent, pour une citadine comme pour un 4x4. Les loueurs vérifient l’âge et parfois l’ancienneté du permis, mais n’exigent ni permis de conduire international ni traduction.
Source : Conditions générales des loueurs internationaux · vérifié le 31 août 2026
Souvent oui vers l’Arménie, plus rarement vers l’Azerbaïdjan : tout dépend du loueur, qui doit fournir une autorisation écrite et les documents d’assurance du pays d’entrée. La demande se fait à la réservation, pas à la frontière.
Source : Conditions générales des loueurs internationaux · vérifié le 31 août 2026
Pour la Svanétie, la route jusqu’à Mestia est revêtue mais exigeante l’hiver ; au-delà et pour toute la Touchétie, le 4x4 s’impose, la route d’Omalo n’étant ouverte que quelques mois par an. Vérifiez que le contrat couvre les routes non revêtues.
Source : Pratique constatée des loueurs géorgiens · vérifié le 31 août 2026
Pendant toute la durée du séjour touristique — les ressortissants français bénéficient par ailleurs d’un droit de séjour sans visa particulièrement long. Une installation durable impose l’échange du permis auprès de la Service Agency du ministère de l’Intérieur.
Source : Service Agency — ministère de l’Intérieur géorgien · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.