Le permis français est reconnu en Tunisie pendant un séjour touristique : les deux pays sont parties à la convention de Vienne de 1968 et les loueurs tunisiens acceptent le permis français sans difficulté. Le permis de conduire international n’est pas obligatoire, mais il reste conseillé pour les contrôles, notamment dans le sud. Le permis français est admis un an à compter de l’entrée ; au-delà, l’installation impose l’échange dans le cadre de l’accord franco-tunisien.
- Pour qui
- Conducteurs titulaires d’un permis français en cours de validité
- Durée de séjour
- Un an à compter de l’entrée sur le territoire
- Document
- Permis français seul — permis international conseillé
- Source
- Agence technique des transports terrestres (ATTT)
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Le statut légal, par pays de délivrance
Le permis français est reconnu pour le séjour temporaire et accepté par les loueurs sans document supplémentaire. Le permis de conduire international n’est pas exigé par la loi ; il reste conseillé pour simplifier un contrôle, notamment hors des zones touristiques, et certaines agences le mentionnent dans leurs conditions générales.
- Type de permis
- Permis de catégorie B en cours de validité
- Durée de séjour
- Un an à compter de l’entrée sur le territoire
- Convention
- Vienne, 1968 — complétée par un accord bilatéral franco-tunisien
- Pays de délivrance
- France
Le permis national conforme au modèle conventionnel est reconnu pour un séjour temporaire. Comme pour un permis français, le livret international est un confort plus qu’une obligation — il est surtout utile si le permis est un modèle ancien ou peu lisible.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Séjour touristique
- Convention
- Vienne, 1968
- Pays de délivrance
- Belgique, Suisse, Italie et autres États parties à la convention de Vienne
Un permis que ni la police ni le loueur ne peuvent lire doit être accompagné d’un permis de conduire international ou d’une traduction certifiée. C’est la lisibilité du titre qui commande : sans elle, la location est refusée au comptoir.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Séjour touristique
- Convention
- Genève, 1949 ou Vienne, 1968 selon le pays de délivrance
- Pays de délivrance
- États dont le permis n’est rédigé ni en caractères latins ni en arabe, ou hors conventions
02Tableau de faits : conduire en Tunisie
| Conventions applicables | Genève, 1949 et Vienne, 1968 Recueil des traités des Nations unies |
|---|---|
| Sens de circulation | À droite |
| Durée de reconnaissance du permis français | Un an à compter de l’entrée ; échange obligatoire ensuite Agence technique des transports terrestres (ATTT) |
| Âge minimal pour conduire | 18 ans pour la catégorie B |
| Âge minimal de location | 21 ans chez la plupart des loueurs, permis exigé depuis un à deux ans |
| Alcool au volant | Tolérance très faible, contrôles pratiqués — s’abstenir totalement |
| Vitesse maximale | 110 km/h sur autoroute, 90 km/h sur route, 50 km/h en agglomération Code de la route tunisien |
| Assurance d’un véhicule immatriculé en France | Carte verte valable si la mention TN n’est pas rayée ; à défaut, assurance frontière à l’arrivée |
| Contrôles routiers | Postes de police et de garde nationale fréquents sur les grands axes et dans le Sud |
| Documents à bord | Permis, pièce d’identité, carte grise, assurance ; pour un véhicule importé, justificatif d’admission temporaire |
03Passer avec sa voiture : ferry, douane et assurance
La Tunisie se rejoint en ferry depuis Marseille ou Gênes, et le véhicule personnel est une vraie option — c’est même le cas type du conducteur français dans le pays. Avant d’embarquer, vérifiez votre carte verte : la Tunisie fait partie du système international de la carte d’assurance, et votre certificat couvre le pays si la mention TN y figure sans être rayée. Beaucoup de contrats français rayent les pays du Maghreb par défaut ; il faut alors demander une extension à son assureur, ou souscrire une assurance frontière au débarquement — plus chère et plus limitée.
Côté douane, le véhicule d’un touriste entre sous admission temporaire : il est enregistré au passage et attaché au passeport de son importateur, pour une durée limitée — en règle générale trois mois par année civile pour un non-résident, décomptés par la douane tunisienne. Deux conséquences pratiques : le véhicule ne se prête pas, même à un membre de la famille resté sur place, et il doit ressortir du territoire avec la même personne. Les infractions à ce régime sont traitées sévèrement, jusqu’à l’immobilisation du véhicule.
04Les erreurs propres à la Tunisie
Embarquer avec une carte verte où TN est rayé
C’est l’erreur la plus coûteuse du trajet en ferry. Sans mention TN valide, le véhicule circule sans assurance reconnue : l’assurance frontière achetée au port couvre le minimum légal, pas votre véhicule. Demandez l’extension à votre assureur plusieurs semaines avant le départ.
Prêter le véhicule admis temporairement
La voiture entrée en franchise est liée à son importateur. La laisser conduire par un tiers, ou la laisser dans le pays au-delà de la durée admise, constitue une infraction douanière — et la douane tunisienne croise les fichiers aux frontières.
Croire le permis international obligatoire
Pour un permis français, il ne l’est pas : la reconnaissance découle de la convention de Vienne et d’une pratique constante. Payer un intermédiaire pour un « PCI express » vers la Tunisie n’a pas de sens — le vrai livret est gratuit en France, et facultatif ici.
Sous-estimer les contrôles du Sud
Au sud d’une ligne Tozeur–Médenine, les postes de contrôle se multiplient et certaines pistes sahariennes supposent une autorisation ou un guide. Gardez tous les documents à portée de main et renseignez-vous localement avant de quitter le bitume.
- Réponse
- Non avec un permis français : il est reconnu pendant le séjour touristique et accepté par les loueurs. Le livret international est un confort, pas une obligation.
- Condition
- Séjour de moins d’un an ; permis en cours de validité présenté avec une pièce d’identité.
- Exception
- Un permis rédigé hors caractères latins doit être accompagné d’un permis international ou d’une traduction certifiée pour être lisible aux contrôles.
- Vérifié le
- 31 août 2026
- Source
- Agence technique des transports terrestres (ATTT)
Questions fréquentes
Oui. Les loueurs tunisiens, grandes enseignes comme agences locales, acceptent le permis français seul. Quelques conditions générales mentionnent le permis international : dans ce cas l’exigence est contractuelle, vérifiez le contrat avant de réserver.
Source : Conditions générales des loueurs internationaux · vérifié le 31 août 2026
Oui si la mention TN figure sur votre certificat sans être rayée — la Tunisie participe au système international de la carte d’assurance. Si TN est rayé, demandez une extension à votre assureur avant le départ ou souscrivez une assurance frontière au débarquement.
Source : Bureau central français / système de la carte verte · vérifié le 31 août 2026
Un an à compter de l’entrée sur le territoire. Au-delà, l’installation impose l’échange du permis français contre un permis tunisien, organisé par l’accord franco-tunisien et géré par l’ATTT — le permis international ne prolonge pas ce délai.
Source : Agence technique des transports terrestres (ATTT) · vérifié le 31 août 2026
Le régime touristique d’admission temporaire est décompté par la douane — en règle générale trois mois par année civile pour un non-résident. Au-delà, le véhicule doit ressortir ou changer de régime douanier. Les statuts particuliers (résidents tunisiens à l’étranger) obéissent à d’autres règles : vérifiez auprès de la douane tunisienne.
Source : Douane tunisienne · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.