Pour un visiteur titulaire d’un permis français, l’Arabie saoudite reconnaît le permis national sur la base de la convention de Vienne de 1968, mais la plupart des loueurs réclament un permis de conduire international en complément, et les autorités françaises le recommandent : sa version arabe facilite les contrôles. La tolérance accordée au permis étranger est limitée — quatre-vingt-dix jours sont couramment indiqués pour un visiteur — et le résident doit obtenir un permis saoudien.
- Pour qui
- Conducteurs titulaires d’un permis français en cours de validité
- Durée de séjour
- Séjour touristique, tolérance limitée dans le temps
- Document
- Permis français, permis de conduire international modèle 1968 recommandé
- Source
- Direction générale de la circulation (Muroor) — ministère de l’Intérieur saoudien
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Le statut légal, par situation
Le permis national bénéficie d’une reconnaissance de principe pour le visiteur. En pratique, les loueurs de Riyad, Djeddah ou AlUla réclament un permis de conduire international en complément, et la police de la circulation se satisfait plus vite d’un document comportant l’arabe. Prendre le livret avant le départ évite toute discussion.
- Type de permis
- Permis de catégorie B en cours de validité
- Durée de séjour
- Séjour de visiteur — une tolérance de quatre-vingt-dix jours est couramment indiquée
- Convention
- Vienne, 1968 — adhésion saoudienne en 2016
- Pays de délivrance
- France et autres États parties à la convention de Vienne de 1968
Sans base conventionnelle commune, le permis de conduire international devient le document de référence : il apporte la traduction normalisée que les agents et les comptoirs peuvent lire. Les loueurs le mentionnent expressément dans leurs conditions pour la plupart des permis non européens.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Séjour de visiteur
- Convention
- Selon le pays de délivrance
- Pays de délivrance
- Pays hors convention de 1968, permis en caractères latins ou non
Le résident doit obtenir un permis saoudien auprès de la Direction générale de la circulation. L’échange sans examen complet est ouvert à certains permis étrangers ; à défaut, la formation et l’examen locaux s’imposent. Le permis de conduire international ne prolonge jamais le droit de conduire d’un résident.
- Type de permis
- Permis étranger, avec ou sans livret international
- Durée de séjour
- Dès l’installation comme résident
- Convention
- Sans objet — règle nationale
- Pays de délivrance
- Tous pays — titulaire d’un iqama (permis de résidence)
02Tableau de faits : conduire en Arabie saoudite
| Convention applicable | Vienne, 1968 — adhésion en 2016 Recueil des traités des Nations unies |
|---|---|
| Sens de circulation | À droite |
| Autorité compétente | Direction générale de la circulation (Muroor), ministère de l’Intérieur |
| Femmes au volant | Autorisées depuis le 24 juin 2018, location incluse |
| Alcool | Prohibition totale dans le pays : conduire après consommation relève du droit pénal, pas d’un seuil |
| Contrôle de la vitesse | Système automatisé Saher : radars, caméras de feux, verbalisation électronique |
| Vitesse maximale | 120 à 140 km/h selon les autoroutes, signalisation à suivre strictement |
| Âge minimal de location | 21 ans chez la plupart des loueurs, surprime avant 25 ans |
| Distances | Riyad–Djeddah ≈ 950 km, Djeddah–AlUla ≈ 680 km : la fatigue est le premier risque |
| Documents à bord | Permis national, permis international, passeport avec visa, contrat de location |
03Un pays qui se visite en voiture depuis 2019 seulement
Jusqu’à l’ouverture du visa touristique en septembre 2019, la question du permis en Arabie saoudite ne concernait que les expatriés et les pèlerins. Elle se pose aujourd’hui pour des itinéraires bien réels : AlUla et Hégra, le Nord-Ouest vers Tabuk, la corniche de Djeddah, les escarpements de l’Asir. L’infrastructure suit — autoroutes larges, stations-service régulières sur les grands axes — mais l’encadrement aussi : le réseau est couvert par Saher, le système de verbalisation automatique du ministère de l’Intérieur, et les amendes arrivent par voie électronique au loueur, qui les refacture.
Le point que les visiteurs comprennent mal est la nature de la tolérance accordée au permis étranger : elle est bornée dans le temps — quatre-vingt-dix jours sont couramment indiqués pour un visiteur — et elle est liée au statut d’entrée. Le titulaire d’un iqama n’en bénéficie pas : sa conduite suppose un permis saoudien, et l’écart entre les deux régimes se vérifie à l’embauche, à l’assurance et au premier contrôle. Pour un séjour touristique ordinaire, la combinaison permis français + livret international couvre la totalité du besoin.
Reste la route elle-même : la vitesse est élevée, les changements de file brusques, et les chameaux en divagation sont un risque documenté sur les axes du désert, surtout à la tombée du jour. Les liaisons longues se planifient avec du carburant et de l’eau, et la conduite de nuit hors agglomération se déconseille d’elle-même.
04Les erreurs propres à l’Arabie saoudite
Raisonner en « taux d’alcoolémie »
Il n’y a pas de seuil à connaître : l’alcool est prohibé dans le pays et sa simple détention est une infraction pénale. La question du verre « raisonnable » avant de conduire, familière en Europe, n’a aucun équivalent local.
Confondre tolérance de visiteur et droit du résident
Le permis étranger accompagné du livret international couvre le visiteur pour une durée limitée. Dès l’obtention d’un iqama, il faut un permis saoudien — continuer à conduire sur le permis français est traité comme une conduite sans permis.
Sous-estimer Saher
La verbalisation est automatique, massive et chère. Les excès de vitesse importants peuvent conduire à l’immobilisation du véhicule, et les amendes impayées bloquent les démarches administratives, y compris à la sortie du territoire pour un résident.
Partir vers AlUla ou l’Asir comme pour un trajet européen
Les distances saoudiennes se mesurent en centaines de kilomètres de désert. Réservoir plein, eau à bord, pauses planifiées : la fatigue au volant y est un risque plus concret que la plupart des questions documentaires.
- Réponse
- Il n’est pas exigé par la convention pour un permis français, mais il est réclamé par la plupart des loueurs et recommandé par les autorités françaises : en pratique, partez avec.
- Condition
- Séjour de visiteur, permis national en cours de validité présenté avec le livret international.
- Exception
- Le titulaire d’un iqama ne peut pas conduire sur permis étranger et doit obtenir un permis saoudien.
- Vérifié le
- 31 août 2026
- Source
- Direction générale de la circulation (Muroor) — ministère de l’Intérieur saoudien
Questions fréquentes
Certaines agences le font, mais la plupart des loueurs de Riyad, Djeddah ou AlUla demandent le permis de conduire international en complément. Le réserver avant le départ coûte moins qu’une location refusée au comptoir.
Source : Conditions générales des loueurs internationaux · vérifié le 31 août 2026
Oui. La conduite féminine est autorisée depuis le 24 juin 2018, et les loueurs louent aux conductrices étrangères dans les mêmes conditions qu’aux conducteurs : permis national, livret international recommandé, âge minimal du loueur.
Source : Direction générale de la circulation (Muroor) · vérifié le 31 août 2026
La tolérance est limitée dans le temps ; quatre-vingt-dix jours sont couramment indiqués pour un visiteur. Elle cesse en tout état de cause avec le passage au statut de résident, qui impose le permis saoudien. Vérifiez la durée applicable à votre statut d’entrée avant un long séjour.
Source : Direction générale de la circulation (Muroor) — ministère de l’Intérieur saoudien · vérifié le 31 août 2026
L’amende Saher est notifiée électroniquement au loueur, qui la prélève sur la carte bancaire du conducteur avec des frais de dossier. Les montants sont élevés et les excès importants exposent à l’immobilisation du véhicule.
Source : Conditions générales des loueurs internationaux · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.