Le touriste titulaire d’un permis français peut conduire en Jordanie avec son permis national, la pratique exigeant généralement qu’il soit détenu depuis au moins un an. Le permis de conduire international, établi selon le modèle de la convention de Genève de 1949, n’est pas une obligation légale pour un court séjour mais il est recommandé : sa version arabe simplifie les contrôles de police, fréquents sur les grands axes. Le résident doit obtenir un permis jordanien.
- Pour qui
- Conducteurs titulaires d’un permis français détenu depuis au moins un an
- Durée de séjour
- Séjour touristique
- Document
- Permis français, permis de conduire international modèle 1949 conseillé
- Source
- Drivers and Vehicles Licensing Department de Jordanie
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Le statut légal, par situation
Le permis national est admis pour le conducteur touriste ; les loueurs d’Amman et de l’aéroport Queen Alia l’acceptent, en vérifiant généralement l’ancienneté d’un an. Le permis de conduire international est recommandé sans être une obligation légale : sa version arabe évite les discussions aux contrôles, fréquents sur la route Désertique.
- Type de permis
- Permis de catégorie B détenu depuis au moins un an
- Durée de séjour
- Séjour touristique
- Convention
- Genève, 1949
- Pays de délivrance
- France et autres États parties à la convention de Genève de 1949
Le permis de conduire international devient le document de confort minimal : il apporte la traduction normalisée que les agents et les comptoirs peuvent lire. Les loueurs jordaniens le mentionnent dans leurs conditions pour la plupart des permis non occidentaux.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Séjour touristique
- Convention
- Genève, 1949 selon le pays de délivrance
- Pays de délivrance
- Pays dont le permis n’est pas rédigé en caractères latins ou arabes
Le visiteur qui s’installe doit obtenir un permis jordanien auprès du Drivers and Vehicles Licensing Department, l’échange étant ouvert aux permis français sous conditions. Le livret international ne prolonge pas la reconnaissance temporaire du permis étranger.
- Type de permis
- Permis étranger, avec ou sans livret international
- Durée de séjour
- Au-delà du statut de visiteur
- Convention
- Sans objet — règle nationale
- Pays de délivrance
- Tous pays — installation durable en Jordanie
02Tableau de faits : conduire en Jordanie
| Convention applicable | Genève, 1949 Recueil des traités des Nations unies |
|---|---|
| Sens de circulation | À droite |
| Autorité compétente | Drivers and Vehicles Licensing Department, avec la direction de la sécurité publique |
| Ancienneté du permis | Un an généralement exigé par les loueurs et la pratique administrative |
| Alcool au volant | Sévèrement réprimé : l’abstention est la seule règle sûre pour un conducteur étranger |
| Contrôles de police | Points de contrôle fréquents sur la route Désertique et près des frontières : permis et passeport à portée de main |
| Vitesse maximale | 110 à 120 km/h sur les axes rapides, souvent moins — suivre la signalisation |
| Ralentisseurs | Nombreux et peu signalés dans les villages, y compris sur les grands axes |
| Conduite de nuit | Déconseillée hors agglomération : véhicules peu éclairés, piétons et animaux sur la chaussée |
| Documents à bord | Permis national, permis international, passeport, contrat de location |
03Trois routes vers le sud, et des frontières qui ne se franchissent pas en voiture de location
La géographie routière jordanienne tient en trois axes parallèles qui descendent d’Amman vers le sud : la route Désertique (autoroute 15), rapide et monotone, où se concentrent les contrôles ; la route des Rois, sinueuse et spectaculaire, qui dessert Madaba, le mont Nébo, Kérak et Dana ; et la route de la mer Morte (autoroute 65), en contrebas, qui longe la rive jusqu’à la remontée vers Petra. Le choix se fait entre le temps et le paysage — et il peut se panacher : descendre par la route des Rois, remonter par la Désertique est le schéma le plus courant.
Une contrainte structure les itinéraires régionaux : les voitures de location jordaniennes ne franchissent pas les frontières terrestres. Vers Israël, le passage se fait à pied aux postes — pont du roi Hussein, Wadi Araba près d’Aqaba — avec un véhicule laissé d’un côté et, au besoin, une autre location de l’autre. Vers l’Arabie saoudite ou l’Irak, la question ne se pose même pas pour un touriste. Quant au Wadi Rum, il se visite dans les véhicules des camps bédouins : la voiture de location reste au village, et c’est prévu ainsi.
Sur la route elle-même, les deux surprises jordaniennes sont modestes mais constantes : des ralentisseurs massifs et peu signalés à l’entrée de chaque village, y compris sur des axes où l’on roule vite, et une conduite locale qui use du klaxon comme d’un langage plutôt que d’un avertissement. Ni l’une ni l’autre ne relèvent du permis — mais elles causent plus de frayeurs que les contrôles de police, généralement courtois avec les touristes en règle.
04Les erreurs propres à la Jordanie
Prévoir de passer en Israël avec la voiture
Les loueurs jordaniens interdisent le franchissement des frontières terrestres. L’itinéraire combiné Jordanie–Israël se construit avec deux locations et un passage à pied au poste-frontière — ce qui se réserve à l’avance, pas au dernier moment.
Partir avec un permis de moins d’un an
La pratique jordanienne exige généralement un permis détenu depuis au moins un an. Un conducteur récemment diplômé risque le refus au comptoir, quelle que soit la qualité de ses autres documents.
Rouler de nuit entre les villes
Camions peu éclairés, piétons le long de la chaussée, animaux, ralentisseurs invisibles : la nuit jordanienne hors agglomération cumule les risques. Les étapes se calent sur la lumière du jour — les distances du pays le permettent facilement.
Aborder le Wadi Rum comme une piste à faire soi-même
Le désert se visite dans les 4x4 des camps, avec chauffeur. S’y engager avec une voiture de location, outre l’ensablement probable, sort des clauses de l’assurance.
- Réponse
- Non pour un court séjour touristique avec un permis français : le permis national est admis, généralement s’il est détenu depuis au moins un an. Le livret international est recommandé pour sa version arabe, utile aux contrôles.
- Condition
- Séjour touristique, permis en cours de validité détenu depuis au moins un an.
- Exception
- Une installation durable impose un permis jordanien ; les voitures de location ne franchissent pas les frontières terrestres.
- Vérifié le
- 31 août 2026
- Source
- Drivers and Vehicles Licensing Department de Jordanie
Questions fréquentes
Oui. Les loueurs d’Amman et de l’aéroport Queen Alia acceptent le permis français, en vérifiant généralement qu’il est détenu depuis au moins un an. Le permis de conduire international est conseillé pour les contrôles mais rarement exigé au comptoir.
Source : Conditions générales des loueurs internationaux · vérifié le 31 août 2026
Non : les loueurs jordaniens interdisent le franchissement des frontières terrestres. Le passage se fait à pied aux postes — pont du roi Hussein ou Wadi Araba —, avec une seconde location de l’autre côté si nécessaire.
Source : Conditions générales des loueurs internationaux · vérifié le 31 août 2026
Rarement : les points de contrôle de la route Désertique et des abords frontaliers vérifient permis et passeport, avec courtoisie pour les conducteurs en règle. La version arabe du permis de conduire international abrège l’échange.
Source : Drivers and Vehicles Licensing Department de Jordanie · vérifié le 31 août 2026
Non pour Petra, accessible par route revêtue. Pour le Wadi Rum, le désert se visite dans les véhicules des camps bédouins : la voiture de location reste au village d’accès, quelle que soit sa motricité.
Source : Pratique constatée des camps et loueurs locaux · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.