Le permis de conduire international n’est pas obligatoire au Brésil : le permis français en cours de validité y couvre la conduite pendant cent quatre-vingts jours à compter de l’entrée, présenté avec une pièce d’identité, conformément au code de la route brésilien et à la convention de Vienne de 1968. Le livret établi selon le modèle de 1968 est recommandé comme traduction : le portugais est la langue des contrôles. Passé cent quatre-vingts jours, la conversion en permis brésilien s’impose.
- Pour qui
- Conducteurs titulaires d’un permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Cent quatre-vingts jours à compter de l’entrée
- Document
- Permis français + pièce d’identité ; livret de 1968 conseillé
- Source
- SENATRAN — Secretaria Nacional de Trânsito
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Le statut légal : cent quatre-vingts jours, une règle nationale
Contrairement à ses voisins fédéraux du nord du continent, le Brésil règle la question au niveau national : le code de la route brésilien et les résolutions du CONTRAN, l’organe normatif du trafic, fixent une règle unique pour tout le territoire. Le conducteur étranger en situation régulière conduit avec son permis national pendant cent quatre-vingts jours à compter de l’entrée, permis accompagné d’un document d’identité — en pratique le passeport. La convention de Vienne de 1968, à laquelle le Brésil est partie, donne au permis français et à son livret de 1968 leur assise conventionnelle.
Le permis national est admis pendant cent quatre-vingts jours, présenté avec une pièce d’identité. Le livret international du modèle de 1968 n’est pas obligatoire mais recommandé : rédigé notamment en portugais et en espagnol, il est immédiatement lisible par la Polícia Rodoviária Federal et par les loueurs.
- Type de permis
- Permis de catégorie B en cours de validité
- Durée de séjour
- Cent quatre-vingts jours à compter de l’entrée
- Convention
- Vienne, 1968 — modèle reconnu au Brésil
- Pays de délivrance
- France et autres États parties à la convention de Vienne de 1968
Pour les permis délivrés par des États non parties à la convention de 1968, la reconnaissance repose sur le principe de réciprocité appliqué par les autorités brésiliennes. La pratique admet ces permis en séjour touristique, mais la base est moins uniforme : vérifiez la situation de votre pays de délivrance avant le départ, et voyagez avec une traduction.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Séjour touristique
- Convention
- Hors convention — réciprocité
- Pays de délivrance
- États-Unis et autres pays non parties à la convention de 1968
02Tableau de faits : conduire au Brésil
| Convention applicable | Vienne, 1968 Recueil des traités des Nations unies |
|---|---|
| Sens de circulation | À droite |
| Durée de conduite autorisée | 180 jours à compter de l’entrée sur le territoire Código de Trânsito Brasileiro |
| Âge minimal pour conduire | 18 ans |
| Âge minimal de location | 21 ans chez la plupart des loueurs, surprime avant 25 ans |
| Alcoolémie maximale | 0,0 g/l — Lei Seca, tolérance zéro, contrôles par barrages (blitz) Código de Trânsito Brasileiro |
| Documents à bord | Permis national, pièce d’identité, livret de 1968 le cas échéant, contrat de location |
| Vitesse sur autoroute | 110 km/h en règle générale sur les rodovias, 120 km/h sur quelques axes de l’État de São Paulo |
| Péages | Réseau concédé étendu, dense dans le Sud et le Sudeste — espèces ou badge |
| Au-delà de 180 jours | Conversion en CNH brésilienne auprès du DETRAN de l’État de résidence |
03La Lei Seca : la règle brésilienne qui change les habitudes
La Lei Seca — la loi sèche — a fait du Brésil l’un des régimes les plus stricts au monde sur l’alcool au volant : la tolérance est nulle, sans le 0,5 g/l français ni la marge d’un verre. Son application n’a rien de théorique : les blitz, barrages de contrôle avec éthylotest, sont une institution des sorties de soirée à São Paulo, Rio ou Belo Horizonte. Le conducteur positif encourt une amende très lourde, la rétention du véhicule et des poursuites au-delà d’un certain seuil ; le refus de souffler est sanctionné comme un contrôle positif. Le premier réflexe brésilien à adopter est donc simple : celui qui conduit ne boit pas — du tout.
C’est lors de ces contrôles, comme sur les barrages de la Polícia Rodoviária Federal qui tiennent les grands axes fédéraux, que la question de la langue se pose concrètement. L’agent lit le portugais ; votre permis est en français. La règle ne l’oblige pas à accepter les explications, et l’échange peut s’enliser. Le livret de 1968 ou une traduction certifiée en portugais transforment ce moment en formalité : les rubriques, catégories et dates deviennent vérifiables d’un regard.
Reste la conduite elle-même. Le réseau concédé du Sud et du Sudeste — les autoroutes pauliste notamment — est d’excellent niveau, jalonné de péages ; l’intérieur alterne rodovias correctes et tronçons dégradés partagés avec les camions. En ville, la vigilance nocturne est réelle dans certaines zones : vitres remontées, portes verrouillées, itinéraires connus. Et partout, les radars fixes et les lombadas eletrônicas — ralentisseurs à contrôle de vitesse — mesurent au kilomètre près : les amendes arrivent au loueur, puis sur votre carte, avec frais de gestion.
04Les erreurs propres au Brésil
Garder le réflexe du « un verre, ça va »
La Lei Seca ne connaît pas le seuil français : zéro signifie zéro, contrôlé par barrages, et le refus de l’éthylotest vaut contrôle positif. Un dîner arrosé se termine en taxi ou avec un conducteur sobre désigné.
Voyager sans pièce d’identité
La règle des cent quatre-vingts jours associe le permis à un document d’identité : le permis seul ne suffit pas au contrôle. Le passeport — ou une copie de qualité avec le visa ou tampon d’entrée, l’original restant exigible — accompagne chaque trajet.
Croire le livret valable seul
Le livret de 1968 traduit le permis national, il ne le remplace pas : les deux se présentent ensemble. Un livret sans permis est traité comme une absence de permis.
Dépasser les cent quatre-vingts jours sans conversion
Au-delà, la conduite exige la conversion en CNH brésilienne auprès du DETRAN de l’État de résidence — examens médical et psychotechnique à la clé. Le compteur ne se remet pas à zéro par un aller-retour à la frontière : la démarche s’anticipe.
Ignorer les radars et lombadas eletrônicas
Le contrôle de vitesse automatisé est dense, y compris en pleine campagne à l’approche des villages. Les amendes suivent le véhicule : en location, elles vous rattrapent avec des frais de dossier, des semaines plus tard.
- Réponse
- Non. Le permis français en cours de validité couvre la conduite pendant cent quatre-vingts jours à compter de l’entrée, présenté avec une pièce d’identité. Le livret du modèle de 1968 est recommandé comme traduction en portugais.
- Condition
- Séjour régulier de moins de cent quatre-vingts jours, permis présenté avec le passeport.
- Exception
- Au-delà de cent quatre-vingts jours, la conversion en CNH brésilienne auprès du DETRAN de l’État de résidence est obligatoire.
- Vérifié le
- 31 août 2026
- Source
- Código de Trânsito Brasileiro ; SENATRAN
Questions fréquentes
Oui dans la plupart des grandes villes : les agences louent sur permis français, passeport et carte bancaire. Certaines franchises demandent le livret de 1968 en appui — et il reste utile au premier barrage de la Polícia Rodoviária Federal.
Source : Conditions générales des loueurs au Brésil · vérifié le 31 août 2026
Cent quatre-vingts jours à compter de l’entrée sur le territoire, en situation régulière. Au-delà, la conversion en CNH brésilienne auprès du DETRAN de l’État de résidence est requise ; le livret international ne prolonge pas ce délai.
Source : Código de Trânsito Brasileiro ; SENATRAN · vérifié le 31 août 2026
Le modèle de la convention de Vienne de 1968, à laquelle le Brésil est partie. C’est l’inverse des États-Unis ou de l’Argentine, qui relèvent du modèle de Genève de 1949 : un itinéraire sud-américain mixte mérite une vérification pays par pays.
Source : Recueil des traités des Nations unies · vérifié le 31 août 2026
La Lei Seca prévoit une amende parmi les plus élevées du code brésilien, la rétention du véhicule et des poursuites pénales au-delà d’un certain taux. Les contrôles par barrages avec éthylotest sont fréquents en zone urbaine, et le refus de souffler est traité comme un contrôle positif.
Source : Código de Trânsito Brasileiro · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.