Le permis de conduire international n’est pas exigé au Pérou. Le touriste conduit avec son permis national en cours de validité, présenté avec le passeport portant le tampon d’entrée, dans la limite de cent quatre-vingt-trois jours par année. Le Pérou ayant ratifié les conventions de Genève de 1949 et de Vienne de 1968, le livret international reste valable en appui — sa version espagnole peut abréger un contrôle, sans être requise.
- Pour qui
- Conducteurs titulaires d’un permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- 183 jours par année au maximum
- Document
- Permis national et passeport avec tampon d’entrée
- Source
- MTC — Ministerio de Transportes y Comunicaciones
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Le statut légal, par pays de délivrance
La réglementation péruvienne des licences de conduire autorise le touriste à conduire avec son permis étranger pendant la durée de son séjour régulier, dans la limite de cent quatre-vingt-trois jours par année. Le permis se présente avec le passeport portant le tampon d’entrée ; aucun livret international n’est requis.
- Type de permis
- Permis de catégorie B en cours de validité
- Durée de séjour
- 183 jours par année au maximum
- Convention
- Genève 1949 et Vienne 1968 — toutes deux ratifiées
- Pays de délivrance
- France et autres États de l’Espace économique européen
Le régime est identique : le permis national étranger en cours de validité vaut avec le passeport, quel que soit le modèle de livret international que délivre le pays d’origine — le Pérou reconnaît les deux. Les loueurs de Lima, Arequipa ou Cusco louent sur le permis national seul.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- 183 jours par année au maximum
- Convention
- Genève 1949 et Vienne 1968
- Pays de délivrance
- États-Unis, Canada, Brésil et autres États
Au-delà de la limite touristique, la reconnaissance du permis étranger cesse : il faut obtenir une licence péruvienne — le brevete — auprès du MTC, avec examen médical et démarches liées au titre de séjour. Le livret international ne prolonge jamais ce délai.
- Type de permis
- Permis national étranger, quel qu’il soit
- Durée de séjour
- Résidence ou présence cumulée dépassant 183 jours par année
- Convention
- Sans objet — droit interne péruvien
- Pays de délivrance
- Tout pays — au-delà de 183 jours ou en cas d’installation
02Tableau de faits : conduire au Pérou
| Conventions applicables | Genève 1949 et Vienne 1968 Recueil des traités des Nations unies |
|---|---|
| Sens de circulation | À droite |
| Durée de conduite autorisée | 183 jours par année avec un permis étranger MTC — réglementation des licences de conduire |
| Âge minimal pour conduire | 18 ans |
| Âge minimal de location | 21 ans, 25 ans chez certaines enseignes |
| Alcoolémie maximale | 0,5 g/l — 0,25 g/l pour les conducteurs professionnels Reglamento Nacional de Tránsito |
| Documents à bord | Permis national, passeport avec tampon d’entrée, carte du véhicule, SOAT |
| Assurance obligatoire | SOAT, attachée au véhicule — le certificat se vérifie avant de prendre le volant |
| Vitesses maximales | 100 km/h sur les routes nationales, 60 km/h sur les grandes avenues urbaines |
| Altitude | Cols routiers au-dessus de 4 000 m sur les axes de la sierra — acclimatation nécessaire |
03Panaméricaine, sierra, altitude : la vraie difficulté péruvienne
Le sujet documentaire étant réglé en une phrase, la préparation d’un volant péruvien porte sur la route elle-même. Sur la côte, la Panaméricaine traverse des zones de brouillard dense — la garúa — où la visibilité tombe brutalement, souvent au petit matin, précisément quand les bus de nuit et les camions arrivent en fin de trajet. Les dépassements s’y font au jugé ; la défense du conducteur étranger est une vitesse plus basse que le flux et des distances plus longues que ce que la circulation locale pratique.
Dans la sierra, la question devient verticale. Les axes qui relient la côte aux Andes franchissent des cols au-dessus de 4 000 m — la route centrale derrière Lima dépasse 4 800 m — et un conducteur non acclimaté y ressent les effets de l’altitude : vigilance dégradée, fatigue rapide, maux de tête. Les temps de parcours n’ont aucun rapport avec les distances : compter une moyenne de 40 à 50 km/h sur les routes de montagne est réaliste, et conduire de nuit ne s’y fait pas — bétail, véhicules sans feux et bas-côtés absents.
Autour de Cusco et de la vallée sacrée, la location fonctionne bien et les routes principales sont revêtues ; c’est l’usage le plus raisonnable de la voiture au Pérou avec les boucles d’Arequipa et du Colca. À Lima même, la conduite est éprouvante et n’apporte rien : la ville se traverse en taxi, la voiture se prend à l’aéroport le jour où l’on quitte la capitale.
04Les erreurs propres au Pérou
Compter les 183 jours par séjour
La limite est annuelle et cumulative, pas remise à zéro par une sortie du territoire. Un voyageur qui enchaîne les séjours longs — fréquent chez les nomades et les voyageurs au long cours — peut la dépasser sans s’en apercevoir. Au-delà, seule la licence péruvienne autorise la conduite.
Prendre le volant sans vérifier le SOAT
L’assurance obligatoire est attachée au véhicule, pas au conducteur. Sur une voiture de location d’une grande enseigne, elle est en règle ; sur un véhicule prêté ou loué à un particulier, elle doit se vérifier — conduire sans SOAT expose à l’immobilisation du véhicule et laisse les dommages corporels sans couverture de base.
Planifier sur la distance affichée
230 km entre Cusco et Puerto Maldonado par la route interocéanique n’ont rien à voir avec 230 km de plaine. Les itinéraires péruviens se planifient en heures, avec une marge, et s’achèvent avant la nuit.
Croire le livret international obligatoire
Il ne l’est pas — et un vendeur qui le présente comme une condition d’entrée sur la route péruvienne se trompe ou force la vente. Il reste utile comme version espagnole du permis, notamment aux contrôles de la sierra où l’anglais ne circule pas.
- Réponse
- Non. Le permis national en cours de validité, présenté avec le passeport portant le tampon d’entrée, permet de conduire au Pérou dans la limite de 183 jours par année.
- Condition
- Séjour touristique régulier, permis en cours de validité, véhicule couvert par le SOAT.
- Exception
- Au-delà de 183 jours de présence par année, la licence péruvienne délivrée par le MTC devient obligatoire.
- Vérifié le
- 31 août 2026
- Source
- MTC — Ministerio de Transportes y Comunicaciones
Questions fréquentes
Oui. Les loueurs péruviens louent sur le permis français présenté avec le passeport, sans permis de conduire international. Les conditions d’âge — 21 ans, parfois 25 — et la carte bancaire du conducteur restent exigées.
Source : Conditions générales des loueurs internationaux · vérifié le 31 août 2026
Le SOAT est l’assurance obligatoire péruvienne contre les accidents de la circulation. Elle est attachée au véhicule et couvre les dommages corporels de base. Tout véhicule circulant doit en disposer ; le conducteur vérifie le certificat avant de prendre le volant.
Source : MTC — Ministerio de Transportes y Comunicaciones · vérifié le 31 août 2026
La reconnaissance du permis étranger cesse. Pour continuer à conduire, il faut obtenir une licence péruvienne — le brevete — auprès du MTC, démarche liée au titre de séjour et comportant un examen médical. Le livret international ne prolonge pas ce délai.
Source : MTC — Ministerio de Transportes y Comunicaciones · vérifié le 31 août 2026
Il n’est pas exigé, mais sa version espagnole peut abréger un contrôle de police sur la Panaméricaine ou dans la sierra, où les agents ne lisent pas le permis français. C’est un confort documentaire, pas une obligation.
Source : MTC — Ministerio de Transportes y Comunicaciones · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.