Le permis de conduire international n’est pas obligatoire au Chili pour un touriste : le permis national en cours de validité, présenté avec le passeport portant le tampon d’entrée, permet de conduire pendant la durée du séjour régulier. Le Chili étant partie à la convention de Genève de 1949, le livret international établi selon ce modèle est recommandé : il fournit la version espagnole du permis que les carabiniers apprécient au contrôle.
- Pour qui
- Conducteurs titulaires d’un permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Durée du séjour régulier — 90 jours de tourisme dans le cas général
- Document
- Permis national et passeport ; livret international de 1949 en appui
- Source
- CONASET — Comisión Nacional de Seguridad de Tránsito
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Le statut légal, par pays de délivrance
Le permis national du touriste est reconnu, présenté avec le passeport portant le tampon d’entrée qui prouve le séjour régulier. Le permis de conduire international n’est pas une condition posée par la loi, mais il est recommandé : les carabiniers contrôlent de manière formaliste et plusieurs supports officiels chiliens le mentionnent comme attendu chez le conducteur étranger.
- Type de permis
- Permis de catégorie B en cours de validité
- Durée de séjour
- Durée du séjour régulier — 90 jours de tourisme dans le cas général
- Convention
- Genève, 1949 — modèle reconnu au Chili
- Pays de délivrance
- France et autres États de l’Espace économique européen
Même régime : le permis national accompagné du passeport suffit pour le séjour touristique, et le livret international de 1949 constitue l’appui recommandé. Les loueurs de Santiago, Calama ou Punta Arenas louent sur le permis national seul ; l’exigence du livret vient plus souvent du contrôle routier que du comptoir.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Durée du séjour régulier
- Convention
- Genève, 1949
- Pays de délivrance
- États-Unis, Canada, Argentine et autres États parties à la convention de 1949
Sans convention commune, la reconnaissance du permis n’est pas garantie et dépend de l’appréciation de l’agent et du loueur. Faites confirmer votre situation par le consulat du Chili avant le départ, et n’engagez pas de location longue sans réponse écrite.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Séjour touristique
- Convention
- Aucune base conventionnelle commune
- Pays de délivrance
- États tiers aux conventions routières — Chine, Vietnam et autres
02Tableau de faits : conduire au Chili
| Convention applicable | Genève, 1949 Recueil des traités des Nations unies |
|---|---|
| Sens de circulation | À droite |
| Âge minimal pour conduire | 18 ans Ley de Tránsito (loi n° 18.290) |
| Âge minimal de location | 21 à 22 ans selon les enseignes, surprime avant 25 ans |
| Alcoolémie maximale | 0,3 g/l — au-delà, infraction ; délit à partir de 0,8 g/l Ley de Tránsito, régime dit « tolerancia cero » |
| Documents à bord | Permis national, passeport avec tampon d’entrée, carte du véhicule (padrón), assurance obligatoire SOAP |
| Vitesses maximales | 120 km/h sur autoroute, 100 km/h sur route, 50 km/h en agglomération |
| Péage urbain à Santiago | Autoroutes urbaines à télépéage TAG, sans barrière — le boîtier est fourni par le loueur |
| Sortie du territoire en location | Autorisation notariée du loueur exigée à la douane, à demander à la réservation |
| Cols andins en hiver | Chaînes exigées sur les axes signalés — contrôle des carabiniers à l’entrée du col |
03Andes, Atacama, Patagonie : ce que la route impose
Le Chili se conduit bien — le réseau principal est l’un des meilleurs du continent — mais il se conduit loin. Dans le nord, les routes de l’Atacama montent vite en altitude : San Pedro de Atacama est à 2 400 m, les geysers du Tatio au-dessus de 4 200 m, et la piste qui y mène se fait de nuit, par des températures négatives, avec un véhicule dont il faut vérifier l’état avant le départ. Les distances entre stations-service se comptent en centaines de kilomètres : on fait le plein quand on le peut, pas quand on en a besoin.
Dans le sud, la Carretera Austral n’est pas une autoroute mais une route en grande partie non revêtue, coupée de traversées en bac qu’il faut parfois réserver. Les loueurs de Coyhaique ou Puerto Montt le savent et adaptent leurs contrats — franchise relevée, pneus de rechange — mais un conducteur qui planifie ses étapes sur la seule distance affichée arrivera de nuit, ce qui est la principale erreur à éviter sur cet axe.
Reste la frontière. Passer en Argentine par Los Libertadores ou les cols de Patagonie avec une voiture de location est possible et courant, mais uniquement avec une autorisation notariée établie par le loueur, accompagnée de l’extension d’assurance pour le pays visité. La douane la vérifie systématiquement : sans ce document, le véhicule ne passe pas. La demande se fait à la réservation, avec quelques jours de délai et un coût propre. En hiver, le col de Los Libertadores ferme régulièrement pour cause de neige — ce qui se vérifie la veille auprès des autorités du col, pas le matin du passage.
04Les erreurs propres au Chili
Circuler sans le passeport
La reconnaissance du permis étranger repose sur la régularité du séjour, que seul le passeport tamponné prouve. Un contrôle avec permis mais sans passeport — resté à l’hôtel — se termine mal plus souvent qu’on ne le croit. Le document de la police aux frontières remis à l’entrée se garde avec le passeport.
Sous-estimer la tolérance zéro chilienne
Le seuil est de 0,3 g/l, soit moins qu’un verre pour la plupart des gabarits, et les peines ont été fortement durcies dans les années 2010. Les contrôles d’alcoolémie sont fréquents, y compris en journée. La règle pratique est l’abstention complète au volant.
Improviser un passage de frontière
Sans autorisation notariée du loueur et sans extension d’assurance, la douane refuse la sortie du véhicule. Le document se demande à la réservation — pas au comptoir le jour du départ, encore moins au poste-frontière.
Ignorer le TAG de Santiago
Les autoroutes urbaines de la capitale n’ont pas de barrières : le télépéage TAG est facturé automatiquement. Les voitures de location en sont équipées, mais les passages sont refacturés — parfois avec des frais de gestion qu’il vaut mieux connaître avant de traverser la ville aux heures pleines.
- Réponse
- Non. Le touriste conduit avec son permis national présenté avec le passeport portant le tampon d’entrée ; le livret international de 1949 est recommandé pour les contrôles.
- Condition
- Séjour régulier — 90 jours de tourisme dans le cas général —, permis en cours de validité.
- Exception
- La sortie du territoire avec un véhicule de location exige une autorisation notariée du loueur, contrôlée à la douane.
- Vérifié le
- 31 août 2026
- Source
- CONASET — Comisión Nacional de Seguridad de Tránsito
Questions fréquentes
Oui. Les loueurs de Santiago, Calama ou Punta Arenas louent sur le permis français présenté avec le passeport. Le permis de conduire international n’est pas exigé au comptoir, mais il est recommandé pour les contrôles routiers des carabiniers.
Source : Conditions générales des loueurs internationaux · vérifié le 31 août 2026
Oui, à condition d’avoir demandé au loueur une autorisation notariée de sortie du territoire et l’extension d’assurance pour l’Argentine. La douane contrôle ce document ; sans lui, le véhicule ne franchit pas la frontière.
Source : Conditions générales des loueurs internationaux · vérifié le 31 août 2026
Le permis de conduire, le passeport prouvant le séjour régulier, la carte du véhicule (padrón) et l’assurance obligatoire SOAP. Un document en espagnol — livret international ou traduction — abrège la vérification du permis étranger.
Source : CONASET — Comisión Nacional de Seguridad de Tránsito · vérifié le 31 août 2026
Pendant la durée du séjour régulier, soit 90 jours pour un touriste dans le cas général. Une installation durable impose d’obtenir une licence chilienne auprès de la municipalité de résidence, avec examen.
Source : Ley de Tránsito (loi n° 18.290) · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.