Le permis de conduire international n’est pas obligatoire en Colombie : le droit interne admet le touriste étranger muni de son permis national en cours de validité et de son passeport attestant un séjour régulier, pendant la durée de son admission sur le territoire. Le livret international est conseillé : la Colombie n’ayant ratifié aucune convention routière, il vaut comme version espagnole du permis lors des contrôles et clarifie les catégories de véhicules autorisées.
- Pour qui
- Conducteurs titulaires d’un permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Durée du séjour autorisé — 90 jours de tourisme dans le cas général
- Document
- Permis national et passeport ; livret international en appui
- Source
- Ministerio de Transporte de Colombie
- Dernière vérification
- 31 août 2026
01Le statut légal, par pays de délivrance
Le Código Nacional de Tránsito et la pratique du Ministerio de Transporte admettent le conducteur étranger de passage avec son permis national en cours de validité et son passeport attestant un séjour régulier. Le livret international n’est pas une condition légale ; il est conseillé comme version espagnole du permis, la police de tránsito ne lisant pas le français.
- Type de permis
- Permis de catégorie B en cours de validité
- Durée de séjour
- Durée du séjour autorisé — 90 jours de tourisme dans le cas général
- Convention
- Aucune — reconnaissance par le droit interne colombien
- Pays de délivrance
- France et autres États de l’Espace économique européen
Le régime est le même pour tous les permis étrangers : la Colombie n’étant partie à aucune convention, aucun modèle de livret international n’y a de valeur propre. Le permis national fait foi ; le livret ou une traduction certifiée en espagnol sert d’appui de lecture aux contrôles et chez les loueurs.
- Type de permis
- Permis national en cours de validité
- Durée de séjour
- Durée du séjour autorisé
- Convention
- Aucune base conventionnelle — même régime interne
- Pays de délivrance
- États-Unis, Canada et autres États
Le résident doit obtenir une licencia de conducción colombienne, enregistrée au RUNT — le registre unique national des transports. La reconnaissance du permis étranger est une tolérance de passage, pas un titre durable ; elle cesse avec le statut de touriste.
- Type de permis
- Permis national étranger, quel qu’il soit
- Durée de séjour
- Résidence
- Convention
- Sans objet — droit interne colombien
- Pays de délivrance
- Tout pays — en cas d’installation en Colombie
02Tableau de faits : conduire en Colombie
| Convention applicable | Aucune des deux conventions routières Recueil des traités des Nations unies |
|---|---|
| Sens de circulation | À droite |
| Base de la reconnaissance | Droit interne — permis national + passeport, pendant le séjour autorisé Ministerio de Transporte de Colombie |
| Âge minimal de location | 21 ans en règle générale, surprime avant 25 ans |
| Alcoolémie maximale | Sanctions dès 0,2 g/l — tolérance quasi nulle, amendes très lourdes Ley 1696 de 2013 |
| Assurance obligatoire | SOAT, attachée au véhicule — certificat à vérifier avant de conduire |
| Contrôle technique | Revisión técnico-mecánica obligatoire — à jour sur les véhicules de location |
| Pico y placa | Circulation alternée selon le numéro de plaque à Bogota, Medellin, Cali — horaires propres à chaque ville |
| Vitesses maximales | 90 km/h au plus sur route, 50 km/h en agglomération Loi de 2022 sur la sécurité routière |
| Documents à bord | Permis national, passeport avec tampon d’entrée, SOAT du véhicule |
03Trois cordillères, la nuit et le pico y placa
La donnée qui structure tout itinéraire colombien est géographique : trois cordillères traversent le pays du sud au nord, et presque tout trajet entre grandes villes en franchit au moins une. Bogota–Medellin, 420 km sur la carte, se parcourt en huit à neuf heures par une route qui monte, descend, et se retrouve derrière un convoi de camions à 20 km/h dans les rampes. Les temps de parcours se calculent sur les heures annoncées par les applications locales, jamais sur les distances — et l’avion intérieur, dense et bon marché, est souvent la vraie alternative rationnelle à la route.
La nuit change la nature du réseau. Aux risques ordinaires — chaussée dégradée par les glissements de terrain en saison des pluies, animaux, véhicules sans feux — s’ajoute une conduite locale rapide et des zones où l’on ne s’arrête pas. La règle que suivent les conducteurs colombiens eux-mêmes vaut pour le visiteur : les étapes se terminent avant la tombée du jour, et les axes secondaires se renseignent localement avant d’être empruntés.
En ville, le pico y placa surprend systématiquement le conducteur étranger : à Bogota, Medellin ou Cali, la circulation est interdite à certaines heures selon le dernier chiffre de la plaque, selon des calendriers propres à chaque municipalité qui changent régulièrement. La restriction s’applique aux voitures de location comme aux autres ; l’amende est réelle et l’immobilisation possible. Le loueur indique les créneaux de la plaque remise — c’est une question à poser au comptoir, pas après le premier contrôle.
04Les erreurs propres à la Colombie
Conduire après un verre
Le seuil de sanction commence à 0,2 g/l — un seul verre suffit à l’atteindre — et la loi colombienne de 2013 a rendu les amendes parmi les plus lourdes du continent, avec suspension et immobilisation du véhicule. L’abstention complète est la seule pratique compatible avec le volant.
Ignorer le pico y placa
La restriction ne figure sur aucun panneau d’entrée de ville lisible pour un étranger : elle se connaît ou se subit. Vérifiez les créneaux de votre plaque auprès du loueur pour chaque ville traversée — les calendriers de Bogota, Medellin et Cali ne coïncident pas.
Prendre le volant sans vérifier le SOAT
L’assurance obligatoire est attachée au véhicule. Sur une location d’enseigne, elle est en règle ; sur un véhicule loué à un particulier ou prêté, l’absence de SOAT expose à l’immobilisation et laisse les dommages corporels sans couverture de base.
Planifier la côte caraïbe comme un circuit express
Carthagène–Santa Marta ou les détours vers le Tayrona se font sur des axes chargés, coupés de traversées urbaines lentes. Là encore, le temps annoncé localement fait foi, pas le kilométrage.
- Réponse
- Non. Le touriste conduit avec son permis national en cours de validité et son passeport attestant un séjour régulier, pendant la durée de son admission sur le territoire.
- Condition
- Séjour touristique autorisé, permis en cours de validité, véhicule couvert par le SOAT.
- Exception
- La Colombie n’étant partie à aucune convention routière, le livret international n’y a pas de valeur propre : il sert de traduction espagnole du permis, à ce titre conseillé.
- Vérifié le
- 31 août 2026
- Source
- Ministerio de Transporte de Colombie
Questions fréquentes
Oui. Les loueurs de Bogota, Medellin ou Carthagène acceptent le permis français présenté avec le passeport. Le permis de conduire international n’est pas exigé au comptoir ; il reste conseillé pour les contrôles de la police de tránsito, qui ne lit pas le français.
Source : Conditions générales des loueurs internationaux · vérifié le 31 août 2026
Oui : la restriction porte sur la plaque du véhicule, pas sur la nationalité du conducteur. Une voiture de location est soumise aux mêmes créneaux d’interdiction que les autres, selon le calendrier de chaque ville. Le loueur communique les créneaux de la plaque remise.
Source : Secretarías de movilidad des villes colombiennes · vérifié le 31 août 2026
L’assurance obligatoire colombienne contre les accidents de la circulation, attachée au véhicule et enregistrée au RUNT. Elle couvre les dommages corporels de base. Conduire un véhicule sans SOAT valide expose à l’amende et à l’immobilisation.
Source : Ministerio de Transporte de Colombie · vérifié le 31 août 2026
Pendant la durée du séjour autorisé — 90 jours de tourisme dans le cas général, prorogeables. Une installation durable impose d’obtenir une licence colombienne enregistrée au RUNT ; la tolérance de passage ne se transforme pas en titre durable.
Source : Ministerio de Transporte de Colombie · vérifié le 31 août 2026
Sources officielles
Chaque règle citée sur cette page renvoie à un organisme nommé, à une référence précise et à une date de vérification. Aucune mention générique de « sources vérifiées » n’est employée.
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de GenèveTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Genève, 19 septembre 1949Genève, 1949 — annexe 10Réf. UNTS vol. 125, p. 3Vérifié le 31 août 2026
- Texte juridique Nations unies — Recueil des traités, convention de VienneTexte de la convention →Convention sur la circulation routière, Vienne, 8 novembre 1968Vienne, 1968 — annexe 7Réf. UNTS vol. 1042, p. 17Vérifié le 31 août 2026
- Source officielle ANTS — Agence nationale des titres sécurisésProcédure officielle →Demande de permis de conduire internationalRéf. Téléprocédure PCIVérifié le 31 août 2026
- Source officielle Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrativeFiche officielle →Permis de conduire international : comment l’obtenir ?Réf. Fiche F11534Vérifié le 31 août 2026
- Recommandation d’État Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Conseils aux voyageursConseils par pays →Fiches « Entrée et séjour » par pays, rubrique conduiteVérifié le 31 août 2026
Journal des modifications
- 31 août 2026Première publication du site : couverture de l’ensemble des destinations, guide de référence, procédure d’obtention, comparatif des conventions de 1949 et de 1968, et vérificateur par destination.